vendredi 22 juin 2012

22 juin 1815 - L'abdication de Napoléon 1

Après la campagne de Russie de 1812, où l'Empereur Napoléon a connu quelques succès avant de connaitre une terrible débâcle et une retraite sanglante (Berezina), une alliance est créée entre le Royaume Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie pour en finir avec la France et son Empereur.
Si bien qu'en mars 1814, Paris tombe et l'Empereur doit abdiquer.

En avril, il est déchu par le Sénat et exilé sur l'île d'Elbe, qui devient de ce fait, un Etat à part entière, puisque Napoléon conservera son titre d'Empereur.

Fin février1815, inquiet de son propre sort et de celui de sa famille, Napoléon quitte l'ile d'Elbe pour reconquérir son trône impérial en France. Il débarque dans le sud de la France. Il passera même par La Mure le 7 mars ! (Petit clin d'oeil à Guillaume et à son musée Matheysin :)


Toutes les armées venues pour l'arrêter se rallient à lui, et l'escortent jusqu'à la capitale, si bien que le 20 mars 1815, il est de nouveau Empereur des Français, mais pour une courte durée, puisque cette période sera dite des 100 jours...

En effet, les ennemis jurés de Napoléon n'acceptent pas ce retour et reprennent les armes contre les armées françaises si bien que l'Empereur est de nouveau vaincu à une certaine bataille de Waterloo le 18 juin 1815.
Le 22 juin, il abdique pour la seconde fois en faveur de son fils Napoléon II et il sera exilé à Sainte-Hélène où il meurt le 5 mai 1821.

Dans le journal "Affiches, annonces et avis divers de Poitiers, département de la Vienne" de 1815, on retrouve cette histoire racontée telle une tragédie. Je ne résiste pas à l'envie de vous publier quelques pages de cet article (vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir) :









Et bien sur le pacte fédératif pour les habitants de la Vienne qui aiment "sincèrement la Patrie" !




Voilà, l'abdication de Napoléon Premier du nom, c'était il y a précisément 197 ans !

mardi 5 juin 2012

Putain de Guerre !

J'emprunte cette expression "choc" issue de l'oeuvre de l'excellentissime Tardi et de son magnifique travail sur la Grande Guerre pour vous présenter AMILIEN Léon Louis Roger, mort d'une blessure de guerre pour ses 20 ans, jour pour jour....

  


Rien d'autres à ajouter que "Putain de Guerre"
......

vendredi 1 juin 2012

Tôt ou tard les usurpateurs seront découverts

Lu dans le registre paroissial de 1737 de la commune de Liniers (86) où l'on sent bien un certain agacement de notre bon curé !
[vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir]

Liste et dénombrement des choses qui sont communes dans le bourg.

Premièrement le puy situé contre la maitairie et les borderies du sieur Mayaud BoisLambert, puy dont ont toujours jouis librement et comme de leur propre bien, mes prédecesseurs et tous les gens du bourg et qu’ils ont fait de tout temps
curer, entretenir à communs frais, ainsi que Jean Laurendeau, Mathurin Boisson, maréchal et domiciliés et moy louons fait raccomoder par un nommé Clément dit l’aphna, masson demeurant au village de la Brunetière, paroisse de Lavoux, et dont nous avons eu la quittance des mains de Pichault nottaire, et si le metayer et les bordiers de sieur Mayaud ny sont point compris, c’est qu’ils ne sont pas des domiciliés permanents dans leur propre bien ce qui fait qu’ils se soucient peu de l’entretiennement du puy.
Et si quelqu’un des successeur dus sieur Mayaud veulent chagriner mes successeurs, il n’y a qu’à leurs répondre qu’il ne peut passer les bornes de ses taudis ainsi que je lui ai tenu tette et me suis
moqué de lui plusieurs fois en lui disant qu’il y avait mille ans et plus que mes prédécesseurs s’étaient servis de l’eau de ce puy, qui est le seul puy commun du bourg, tant pour baptiser, dire la messe, que pour toutes les nécessités et utilisations particulières et qu’un marmouzet comme lui était incapable d’empêcher un usage et une pratique si ancienne et si conforme à la loy, voici les termes généraux du digeste « De aqua hujus putei, hoc anno,
nec ui, nec clam, nec preciario, usus es, quominus ita  utaris, uim fieri ueto ». 
 Le dit puy d’ailleurs est dans un carrefour et bien séparé et non renfermé ainsi que le prétendait faire le sieur Mayaud, mais je lui en deffie, de plus ce puy est au bout de mon cimetiere
ainsi que le prouve les tombes qu’il a fait
couvrir de pierres et les bornes qui sont tout le long de sa Maitairie et de ses Borderies et si ce puy avait été a un particulier il y a plus de mille ans qu’il aurait été renfermé et que ce particulier en aurait tiré quelque profit temporel et cest précisement ce qu’aurait voulu faire le sieur Mayaud Boislambert mais qui a bien été attrapé et pour bien découvrir sa fraude il faudrait le faire assigner pour déclarer en justice la consistence de ses taudis on verrait par
la que ses ancestres ou les personnes de qui il tient ce bien de peu de conséquence et des plus roturiers ont anticipé et usurpé beaucoup du cimetière la preuve en est que sil venait un ordre ainsi que cela devrait se faire renfermer le cimetiere il faudrait qu’il fit reculer ses
taudis pour se faire un passage, en un mot c’est le puy de l’église et de la messe
De plus il y a de commun une fosse appellée la fosse noire située dans un carrefour et un quéreux laquelle fosse joint d’un coté aux fenieres par un autre au pré de la dame Le Coq, par un autre aux clotures de la maison de la Picardie appartenant pour le présent à Mathurin Brisson maréchal que jay surnommé Dur a cuire ; la preuve que cette fosse est commune est l’usage libre que tous les habitants du bourg en ont de tout temps sans que qui que ce soit ait pu la faire renfermer. Cela se prouve encore parce que la dame Le Coq et Brisson Maréchal ont leurs clausures renfermées et bornées et qu’il ne peuvent passer  leurs bornes cela le prouve enfin par le chemin qui a été laissé toujours libre entre ces deux clotures, pour aller du bourg a la ditte fosse.

S’ensuivent les choses qui n’appartiennent qu’à la cure.
Premierement le cimetiere et tous les arbres qui y sont, des fruits desquels ont toujours jouis mes prédécesseurs dans lequel est une grande fosse appelée le vivier cest Tribouillard qui la fait faire croyant quil rendroit l’eau Pour y mettre du poisson auparavant Pierre Tribouillard
Faisait entourer lendroit ou est ce vivier d’épines Et en faisait un petit pré et bon Vincent Brisson aagé de 78 ans m’a dit y avoir fauché.
Plus la fosse ancienne et appellée par Chaboceau curé de Liniers la fosse du cimetière etant seule en ce temps la aupres de laquelle il dit dans ses registres qu’il a enterré le nommé Pierre Ferre tailleur d’habits demeurant à la maitairie des Murs de cette paroisse.
Je lay fait curer plusieurs fois seul, mais quelques fois a cause de l’abbondance de terre qui y etoit j’ay souffert que le messager du sieur Mayaud Boislambert en tirast aussi soit parceque mon valet n'avoit pu commodement en tirer la terre a cause de sa besogne d’ailleurs, soit parce qu'il men auroit couté plus que la terre ne valloit.
Si quelque fois je lay fait tirer tout seul c'etoit pour  défier le Sr Mayaud
d’y toucher et me mocquer de ce quil se ventoit d’en avoir la moitié.
Son raisonnement etoit un raisonnement d’offensé car il est borné par les murailles des clotures de la maitairie et il ne peut passer ses bornes, d’ailleurs il est convaincu de vouloir antrer par le cimetiere dans lequel est la fosse par les tombes qui sont dans le cimetiere, a la sortie de la grande porte de la martairie et qui ne joignent et ne touchent les murailles de sa clausure, que parce que mal a propos le curé tollere que le betail de son mestayer y passe pour aller boire ce qui ne renvoit pas de tolérer y ayant une fosse commune a tout le bourg qui est la fosse noire. De plus la longue pointe de terre du cimetiere
qui prend depuis la grande porte de mon presbitaire et depuis la grande porte de l’église et va jusqua sa cloture, prouve que le plus profond de cette fosse est dans la terre du cimetiere. Enfin si le système du sieur Boislambert pouvoit se soutenir et [ ?] que plus la fosse s’aggrandiroit, laquelle s’aggrandit tous les jours, sa moitié s’aggrandiroit aussi et que si elle venoit à s’aggrandir jusqu'au vivier du cimetiere
Le sieur Mayaud Boislambert en retenant sa moitié et la faisant renfermer et separer de celle de la cure.
Le curé seroit renfermé chez luy et les paroissiens ne pourroient plus entrer dans l’église par les portes ordinaires si bien qu’il en faudrait faire ouvrir de nouvelles pour les paroissiens dans le derriere de l’église et de nouvelles dans le derrière du presbitaire pour les curés,
Sic mentita est inquitas sibi

C’est ce qui demontre que tost ou tard les usurpateurs seront decouverts !
A Liniers ce treizième janvier 1736
Boulot curé de Notre-Dame de Liniers

Et on peut voir que cette histoire de propriété était une réelle préoccupation de ce bon curé, car on en retrouve dans un acte de baptême de 1737, soit un an après !

 

Ce qui est fait l'acte de baptême le plus long que j'ai pu rencontré :)

vendredi 18 mai 2012

Georges Albert Brutus GILLES DE LA TOURETTE


Georges Albert Brutus GILLES DE LA TOURETTE est le fils de Théodore Edouard GILLES DE LA TOURETTE, alors négociant à Châtellerault, et de Laetitia AUGRY.

Il est né le 30 octobre 1857 à Saint-Gervais-les-trois-clochers, près de Loudun (86), commune qui doit son nom aux rattachements de trois paroisses (Saint Gervais, Saint Martin, et Avrigny).

Après avoir suivi des études de médecine à la faculté de Poitiers, il rentre en 1884 comme interne à l’École de la Salpêtrière de Paris sous la direction de Jean-Martin CHARCOT


Ce dernier est un précurseur dans le domaine de la neurologie et ses travaux se basent principalement sur l’hypnose, méthode d’investigation utilisée pour plonger les patients hystériques dans un état second permettant de reproduire et d'interpréter leurs symptômes.

 

 
Georges GILLES DE LA TOURETTE suivra le même chemin que son mentor, et sera nommé chef de clinique en 1887 toujours à l’école de la Salpêtrière, puis deviendra professeur agrégé sous la direction de Fulgence RAYMOND.
Durant son internat, Georges GILLES DE LA TOURETTE fut missionné pour mener une étude neurologique sur neuf  patients atteints de troubles bien distincts de l’hystérie ou de la chorée. En 1885, il conclut qu’il avait affaire à un nouveau cas clinique, et publia son  « Etude sur une affection nerveuse ».
Jean-Martin CHARCOT décida que le nom choisi pour cette nouveauté clinique serait à l’honneur de son découvreur, et l’appela donc "maladie de Gilles de la Tourette", ce trouble neurologique caractérisé par des tics moteurs et/ou verbaux. Actuellement, il n’existe toujours aucun traitement pour guérir totalement de ce trouble, même si des soins existent pour atténuer les symptômes. 

André Malraux était d’ailleurs atteint de la Maladie de Gilles de la Tourette.


Pour ses travaux, Georges GILLES DE LA TOURETTE fut nommé Chevalier puis Officier de la Légion d’honneur le 11 avril 1900.



Féru d’histoire et de sa région natale, il rédigera une autobiographie sur Théophraste RENAUDOT, médecin originaire de Loudun et précurseur de la presse écrite.
Il sera aussi bien entendu passionné par l’histoire des possédées de Loudun,  car la sœur Jeanne des Anges, au cœur de cette affaire, était atteinte de crise d’hystérie.

En 1893, Georges GILLES DE LA TOURETTE, reçut un coup de feu tiré par une de ses patientes qui le soupçonnait de l’avoir hypnotisée à son insu. Ce traumatisme, ajouté à la perte tragique d’un de ses enfants commence à le plonger dans une grave dépression, si bien qu’en 1902, il est interné à dans une clinique psychiatrique à Lausanne en Suisse, ou il mourra le 20 mai 1904, à l’âge de 47 ans.

mardi 15 mai 2012

What else ?

Dans le cadre de recherches généalogiques, je passe beaucoup de temps à compulser la presse locale du temps jadis, et j'adore ça car c'est vraiment passionnant, tant au niveau de l'histoire qu'au niveau des anecdotes rencontrées.
Aujourd'hui je vous propose ce florilège de publicités pour l'année 1926, trouvées dans le journal "l'Avenir de la Vienne". Certaines sont particulièrement croustillantes !














 


J'aime beaucoup, alors j'essaierai de partager ces publicités régulièrement :)

vendredi 11 mai 2012

Une église polluée !

Lu dans le registre paroissial de la commune de "Le Bouchet" (qui en 1978 sera rattachée à la commune de Claunay-en-Loudun pour former celle de La-Roche-Rigault).




"Aujourd'hui vingt sixiesmes jour de Juin mille sept cens vingt un, nous René Serruau de Neruault, prestre, bachelier en théologie, curé de Saint Pierre du Bouchet, nous sommes rendus à l'église dudit St Pierre pour la réconcilier, polluée par une ruine totalle depuis quelques années ayant en main la permission de Monseigneur Jean Claude, notre réverendissime Evesque. La cérémonie s'est faite en présence de Messieurs les curés de Dercé, Maulay, Messemé et de Messieurs nos paroissiens et de beaucoup d'autres dont partie ont avec nous soussigné la permission de la susdite réconciliation en date du dix neuf février de la présente et susditte année fait au dit Bouchet les jour et an que dessus."

Vous l'aurez compris, cette réconciliation sert à bénir de nouveau un lieu tombé en disgrâce divine.

lundi 30 avril 2012

La loi Jourdan-Delbrel

A la recherche de mon aïeul Pierre GARNIER, je me suis attelé à l'épluchage des registres de la commune de La-Villedieu-du-Clain (86) pour retrouver sa trace.

Et je suis tombé sur cette lettre en date du 15 novembre 1798 :



"Citoien, il vient de nous être porté des plaintes de la part du citoien Jean Ferron de la commune de Chiré, que vous vous refusés à procéder à la célébration de son mariage, sous prétexte qu'il était dans la conscription. Nous avons vu le certificat qui lui a été délivré par son agent municipal et visé par votre administration duquel il résulte qu'il s'est fait inscrire sur le tableau des conscrits de votre canton pour la classe qui lui appartient. D'après cela citoien, nous ne pensons pas que vous puissiez vous refuser plus longtemps à le marier puisqu'il s'est conformé aux dispositions de  l'art. 94 de la loi du 19 fructidor dernier, et qui d'ailleurs, il n'est pas de la 1ére classe appelée suivant au Service Militaire. Salut et fraternité"

Rappelons que la loi du 19 fructidor An 6 (5 septembre 1798) en question est la loi dite "Jourdan-Delbrel", du nom des deux députés qui ont fait cette proposition de loi et qui a tout simplement mis en place le service militaire en France (dont la durée était de 5 ans à l'époque !)

Loi qui a bien entendu connue de nombreuses modifications au cours de l'histoire, et qui sera abrogée par un certain Jacques Chirac en 1996...

mercredi 18 avril 2012

Louis Amour COLLOT

Suite à la mise en ligne récente des Archives de la Marne, j'ai pu poursuivre mes recherches du côté de l'arbre généalogique de mon épouse. Et là encore quelques belles surprises. Notamment avec cet aïeul, Louis Amour COLLOT.

Louis Amour est né le 2 juillet 1818 à Sézanne dans la Marne.
Il est le fils de Louis Pierre COLLOT, vigneron de profession et de Rose Guyot.
Il aura un petit frère, Auguste, né en juin 1820.
Malheureusement pour ces deux enfants, leur père décèdera en 1821 à l'âge de 30 ans, en leur demeure rue du Faubourg Goyer à Sézanne.
Puis, c'est au tour de leur mère Rose de décéder en 1827, elle aussi âgée de 30 ans. Louis Amour et Auguste deviendront donc orphelins, respectivement à l'âge de 9 et 7 ans.


Et c'est en 1839, alors que Louis Amour est devenu tuilier à la Celle-sous-Chantemerle (51), qu'il va épouser ROCHER Rose Victoire Clarisse, elle aussi née à Sézanne en 1818. Et elle aussi a perdu sa mère, Rose Rozier, à l'âge de 10 ans.

Après leur mariage, Louis Amour n'aura de cesse d'en donner de l'amour puisque sa femme et lui n'aurons pas moins de 15 enfants de 1840 à 1863, et aucun cas de naissance gémellaire !






















Malheureusement pour le couple, 6 de ces enfants décèderont en bas âge.

La petite anecdote sympathique est que ce couple a eu 15 enfants en 23 ans, si bien que dans un intervalle de 10 jours, en 1859, Louis Amour et son épouse deviendront parents d'une petite Berthe Augustine, et grand-parents d'un petit Louis Eugène puisque leur fille aînée Rose Joséphine accouchera d'un fils naturel, hors mariage donc.


Si bien qu'on les retrouve sur la même page des registres d'état-civil pour cette année 1859 !



Pour finir ce billet, je signale que Louis Amour et son épouse sont les grands parents maternels de Jean Marie ROULON, dont je parlais dans ce triste billet relatif à l'assassinat de l'arrière grand-mère de mon épouse.

lundi 2 avril 2012

L'église de Liniers.

Les registres paroissiaux de la commune de Liniers sont très intéressants car ils contiennent de nombreuses informations inscrites par le curé de l'église.
Comme cette note de 1735 qui précise la signification des lettres que l'on peut retrouver sur le pilier du clocher de ladite église..


V.M.P.T.A.F.F.C.C.C.A 1668 qui signifie :
Vénérable Messire Pierre Tribouillard A Fait Faire Ce Clocher Cette Année 1668.

Une visite va s'imposer pour voir si ces inscriptions sont toujours présentes :)

dimanche 1 avril 2012

Ma grand-mère Marie Léonie Cormier

Ma grand-mère maternelle est née en 1913 à Preuilly-sur-claise (37). Elle est la fille de Louis Elie Cormier dont je vous ai déjà parlé dans ce billet.

En 1937, elle épouse mon grand-père Robert Gagnadoux, et vient donc s'installer sur Poitiers, rue de la Cueille Mirebalaise.

Pendant la seconde Guerre Mondiale, la Vienne était coupée en deux par la ligne de démarcation.
Poitiers étant en zone "occupée".

 Je suis actuellement entrain de numériser les photos de famille que j'ai récupéré auprès de mes tantes, et je suis tombé sur la carte d'identité de ma grand-mère, en date d'Octobre 1942, en pleine période d'occupation donc.

Sur sa carte d'identité, on peut voir qu'en 1942, 5 ans après son mariage, la famille était déjà considérée comme nombreuse, et effectivement, le couple avait déjà 5 enfants à cette date et aucun cas de naissance gémellaire....
  
 
J'ai été choqué par le fait que dans la partie "signalement" de la carte d'identité, l'administration insistait vraiment sur la forme du nez. A croire que les clichés sur la forme du nez des juifs étaient bien plus que des clichés, mais bel et bien un signalement à suivre de près pour mieux les traquer....Sombre période...