mercredi 13 mars 2013

Habemus Papam

Le hasard du calendrier fait que j'étais en préparation d'un article concernant les Papes.
Aujourd'hui, 13 mars 2013, un nouveau Pape vient d'être élu dont je ne connais pas encore le nom à l'heure ou j'écris, mais cet article devait être publié ce jour !

Vu dans les registres de la commune de Saint Germain (86) pour l'année 1694, où notre bon curé a eu la superbe idée de relater l'histoire des Papes à travers les siècles !

[vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir]


 













Ainsi que la liste des archevêchés de France !





Je manque cruellement de temps pour faire la retranscription de tout le texte, mais le tout reste plutôt lisible !

Encore un grand MERCI à monsieur le curé !

lundi 4 mars 2013

Ad perpetuam rei memoriam...

Vu dans les registres paroissiaux de la commune de Basses (86), cet écrit à la "mémoire éternelle du fait", beau témoignage du terrible "Grand Hiver" de 1709 !

Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir


Pour [?] à tous ceux qui ce présent liront, ils doivent remarquer que dans l'année 1709, Dieu par une colère tout à fait grande envoya un hyver qui fut le rude et que jamais ne fut homme qui en ait vu un pareil et j'ai appris [qu'ils sont ...?] passé un tel. La grande gelée commença le sixième janvier de l'année ci-dessus, à neuf heures ou dix heures, il tomba d'abord comme un climat qui promptement resserra la terre ce que continuant jour et nuit, les plus chaudes fontaines glaceront et sans cesse jusqu'au vingt et deux avec grandes neiges qui selon l'ordinaire conserveront les blés les mettant à couvert des risques de l'hiver mais tout le contraire [mais ?] les bruleront et d'autant plus qu'il gela rudement dans les premiers jours et qui plus est cette neige étant ayant été agitée par le vent et changeant de place souvent, les petits blés étaient exposés à geler et regeler. Non seulement les blés se ressentirent de cette alarme, les noyers, les vignes à fruit, les vignes hautes en moururent et les chênes et autres gros arbres de toute sortes d'espèces en périrent, principalement les noyers et les amandiers. Nous ne doutèrent pas que cela ne causais une mauvaise suite.






















Du vingt trois au vingt quatre, il se fit quelque [grâce de ?], ce qui commença à consoler les peuples et il y avait encore resté des blés dans les lieux bas et humides et aqueux...
Dieu par un [surcroit ?] de colère envoya un temps de gelée et de neige qui quoiqu'il ne paru pas avoir tant de rigueur que le premier fit plus de tort, ce qui continua tout le temps de l'hiver par plusieurs reprises, ce qui attrista fortement le peuple le peuple en sort que ne voyant point d'espérance de cueillir des froments on se mit en tête d'en faire au mois de mars contre les défenses du Roy de non défaire les champs ensemencés mais ils ne [remplirent l'ensemencement ?] et perdirent leurs semences et leur travail. Le blé et le vin monta à un prix excessif [a un écu et plus même de cette ?...]

Le vin cent francs quatorze écus et les baillerges et [drogiers ?] à proportion davantage car ce fut le seul record étant hors dépendance de pouvoir rétablir le pays de long temps en froment à la fin. Contre l'ordonnance et défenses des intendants de la part du Roy, on se détermine à défaire les [?] ou l'on aurait mis du froment et on y mit de la baillerge qui coutait trente soles quarante le boisseau qui vint en abondance en sorte que s'il n'en n'eut point fallut en envoyer ailleurs, ailleurs elle n'eut pas valu quatre à cinq soles mais elle n'a pas laissé d'offre chère jusqu'à ce jour.
Deux cents cinquante [sous ?] la fourniture [mineure ?] de Saumur et ici la bonne vingt sept le boisseau en quelque temps et en [matière ?], elle ne fut point au dessous des douze soles ce qui a fit bien souffrir les pauvres et causa bien des troubles.




En sorte qu'on ne soit point en sureté de sa vie surtout lorsqu'on était riche en blé, on ne pouvait enlever de blé sans encourir le danger de le perdre et il arriva de grands désordres et il y eut même des rebelles qui furent punis. En fin, tout était en consternation, les grands seigneurs comme les pauvres en ressentiront [?] pour soit par compassion ou étant obligé de venir [vendre ?] dans leurs maisons de campagne ou retrancher leur [hain ?].
Le Roy pour empêcher la famine entière et [prémunit à la greffe ?] qui en est une suite ordonna qu'on fit des rôles dans chaque paroisse devant le curé et procureur du Roy et deux des meilleurs habitants pour taxer tout ceux qui avaient du bien au sol la [?] selon les deux tiers de leurs biens et l'autre tiers [seront ?] pour eux cela apportera du secours pour ceux qui étaient des paroisses mais non pas aux vagabonds qui furent cependant obligé de se [vêtirent ?] autant que cela se put faire.
La récolte fut fort tardive comme nous sommes [?] n'y ayant pas pas de froment ainsi on cueillait du baillerge fort [verte] et il eut des endroits ou il en fut enterré de nuit, baillerge et autre blés



Mais en temps venu de l'entière moison, on commença à respirer et Dieu donna une telle bénédiction au grain de baillerge que le pain en était blanc et se faisait aussi bien que s'il y avait eu du froment en sorte qu'il n'y avait point de distinction de paysan à [bouvier ?], de [bouvier ?] au bourgeois, du bourgeois au gentilhomme à moins qu'ils ne fussent riches passablement et qu'ils n'eussent pas grande famille. Il ne  [parle ?] point des prêtres étant obligés de parler bien de mes confrères, il s'y laisse à notre jugement. Pour moi ils n'ont avoir pas manger qu'à ce jour et n'étaient pas [en veille ?] d'en manger mais il ne nous assure pas l'avenir. Dans cette consolation, on ne sait pas de ressentir bien du chagrin, la prise étant toujours très haut comme nous aux remarques ci dessus et la peine dans laquelle on était de [l'ensemencement] des froments car quoi qui est dit qu'il en avait été dans quelques lieux, Dieu, par une punition surprenante permit qu'ils rendent tout [broues ?] en sorte qu'on fut obligé de les cueillir [tout verts ?], ce qui causa une grande perte à ceux qui en avaient et ils sont [?] qui [la nuits] acheté pendant par la racine cent soles et six francs le boisseau mais le Roy par un arrêt annula tous ces marchés au dépens d'en faire d'autres et de vendre des blés ailleurs que dans les [marchés ?]



et rendit par une déclaration par laquelle il était porté que tous ceux, nobles, bourgeois et artisans, et de quelque condition que le [...?...] fut dans la quinzaine à aller déclarer le blé qu'il pouvait avoir en quelque espèce que ce fut pour pourvoir aux semences en blés [vieux ?] et aux [?] de faire donner par ses ses
[recours ?] de l'argent à chaque paroisse pour en acheter. Il s'en découvra plusieurs qui pêcheront contre l'ordonnance dont les blés furent confisqués et envoyés aux galères non obstant toutes [...].
Le blé nouveau se vendoit pas moins d'un [écu ?] et plus et pour animer les peuples à ne laisser pas les terres incultes il était permis d'ensemencer les terres des autres après leur avoir fait une sommation et de servir des bêtes à labourer mais cela n'arriva, on s'efforça les uns et les autres à semer une partie des terres, se proposant de semer le reste en baillerge mais tout d'un coup. Le blé vient à [?] à trente soles et vingt cinq du [passe metail ?].

Cela fit qu'on ensemença presque tout.

A mon égard je laissé quatre septriés tenant dans une pièce seule, près la loge, prévoyant que la semence valoit plus que la terre, cependant, je cueillis bien un quart de [métail ?] que je refermé pour les [vins ?]. Il ne s'en cueillit point [?] eu qu'un quart, il ne fallait point prêcher contre la gourmandise du vin quoique le Diable n'y perdit rien, le désir en restant toujours dans cette disette de froments, il [?] une grosse difficulté pour le paiement des gros des curés des rentes et des portions monacales.
le Roy rendit plusieurs arrêts mais pour finir il en rendit un définitif qui voulait qu'on paye pour trois boisseaux de froments, quatre de baillerges pour quatre boisseau de [métail ?], cinq et cinq boisseaux de seigle six, mais pour les fermes à froment (outre celles des moulins qui furent privilégiés), et les gros et pensions, cela fut réservé au jugement du parlement [royal ?].

 

Ce qui s'est passé de triste et de remarquable dans l'année 1709, que j'ai jugé à propos de laisser à la postérité n'ayant pu voir aucun écrit qui ait mentionné d'un tel froid que celui dont nous sommes de lire tels funestes suites on peut [?] qu'il ne sera et point fait un tel puisque nous [...?....] qui sont plus de cent, deux cents et trois cents ans il a cependant resté quelqu'un dans des endroits [et dans la cure ?], de l'enclos, dans la pièce de terre environ un [cousain ?] de Basses.
  Ce 14 janvier 1710. David, Curé de Basse

J'ai essayé de retranscrire tout cela dans un français actuel, en y incluant la ponctuation. Cependant, quelques termes restent difficile à définir, alors les mots entre [], si vous arrivez à les transcrire, je suis preneur ! :)
Il se peut même que  j'ai commis quelques fautes de retranscription, à force d'avoir le nez dessus, ce n'est pas impossible.

En tout cas, beau témoignage d'un curé ! Grâce à eux, on en sait un peu plus sur les conditions de vie de nos aïeux !



mercredi 20 février 2013

Mon arrière-grand-père : DUBOIS Marie Joseph Abel

Mon arrière-grand-père DUBOIS Marie Joseph Abel est né  le 25 septembre 1889 dans la commune de La Puye (86) d'Auguste DUBOIS et d'Estelle FAYOLLE.

Personne dans la famille n'avait vraiment d'information sur cet aïeul, et je le découvre donc au fur et à mesure de mes recherches.
Comme d'habitude, le registre matricule est une formidable source d'information.


On y apprend qu'Abel était châtain, avec un nez fort et mesurai1m79, taille que je rencontre assez rarement sur  les registres matricules...

Le détail de ses services nous apprend qu'il a oeuvré au sein du 68éme Régiment d'Infanterie, qu'il a été nommé "Soldat de 2éme classe" (troufion de base diront certains) et qu'il avait la fonction de "tambour". La vie militaire étant rythmée, que ce soit au niveau des cérémonies que dans la vie de tous les jours (heure de la soupe, allumage et extinction des feux...), il fallait bien des soldats pour marquer ces temps forts. Il existe aussi bien sur, la fonction de "clairon".

Le plus intéressant dans ces états de service est que j'apprends que cet aïeul a "disparu" dès le début du conflit, le 09 septembre 1914, dans les combats très violents qui ont lieu autour de la commune de Thuisy dans la Marne (aujourd'hui appelée Val-de-Vesle).


Il réapparait comme "prisonnier"  en août 1916, à Golzern Mulde, au fin fond de l'ouest de l'Allemagne.
Mais ce qui implique qu'il a bien été fait prisonnier dès septembre 1914, le recensement des prisonniers étant bien "aléatoire" dans ce chaos infernal.

Il ne sera rapatrié que le 25 janvier 1919, 3 mois après l'Armistice, 3 mois qui ont dû lui paraître bien long notamment concernant le sort qui était réservé aux prisonniers.

Ce qui fait qu'il a tout de même passé 52 mois en prison, et on imagine dans des conditions peu agréables. 52 mois, c'est précisément la durée de cette Grande Guerre sur le front européen.



Cela lui a peut être sauvé la vie, mais ça a du être tellement dur, si dur qu'il n'en a jamais parlé à son retour, à personne.
On imagine le désarroi de sa femme, mon arrière-grand-mère Marie Clémence Germaine DESHOULIERES, avec qui il s'était marié en 1913, juste avant cette boucherie meurtrière.

Abel revient donc en janvier 1919, son premier fils Marcel naîtra en 1920 à La Puye, avant que la famille ne vienne s'installer à Poitiers, rue de la Croix Blanche, et où Abel exercera comme garçon-livreur.

Ma grand-mère Paulette Susanne Jeannine DUBOIS, verra le jour en février 1924 et fêtera donc ses 90 printemps l'année prochaine !

mercredi 30 janvier 2013

Cantique nouveau de la mort


Cantique nouveau de la mort sur un air nouveau ta la la la la !Vu dans le registre paroissial de Chiré-les-Bois (86) de 1757, cet hymne à la joie de vivre.....



 

Le curé en plein doute existentiel ?


mercredi 16 janvier 2013

Un assassinat à Arcay

Les registres paroissiaux de la commune d'Arcay ont été particulièrement bien renseignés par le curé de la paroisse. De 1692 à 1740, le curé Aubry a officié à Arcay et il a su laisser un témoignage inestimable de la vie de la commune pour cette période.
Rajouter à cela que ses registres étaient particulièrement bien tenus, et que son écriture était très soignée, c'est un vrai plaisir que de se plonger dans la lecture de ces précieux écrits.

Il raconte notamment comment Jean PERRIN, valet, a été assassiné par balle.

Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir


On apprend même que quelques mois plus tard, la mère dudit Jean PERRIN est morte de "grand chagrin" suite à cet odieux meurtre.



Les registres d'Arcay n'ont pas encore révélé tous leurs secrets. Je pense qu'il va y avoir beaucoup à dire dans l'avenir.
Gloria, alias Lulu Sorcière a même vu le loup dans ces registres
:)

lundi 14 janvier 2013

Une plaisante histoire...

Vu dans le registre paroissial de la commune d'Arcay, petit village non loin de Loudun (86).

Le curé nous raconte cette "plaisante aventure" qui ne me semble pourtant pas si plaisante que ça...
Je n'ai peut être pas compris toute la substantifique moelle du message retranscrit.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir
La nuit du samedy au dimanche 17 avril 1712, il arriva une plaisante histoire à Pas-de-Jeu. Un nombre de cavalliers déserteurs et faux-saulniers attroupés ensembles, allèrent chez les gabelleurs du dit lieu avec armes, enfoncèrent leurs portes, les surprirent au lit, enlevèrent tout ce qu'ils avaient d'argent, d'outillerie, et puis baïonnettes, fusils, pistolets, leurs linges, leurs habits et ceux de leurs femmes, les outragèrent cruellement dans leurs personnes et enfin les amenèrent tous (nus ?) faire baigner sous le pont du dit Pas-de-Jeu.
De ces gaillards, il en a été trois qui ont été pendus et roué. Le nommé Consequence de Bernazay pendu fut exposé aux justices de Saint-Laon au mois d'aout en suivant....

Pas-de-Jeu est un lieu dit non loin d'Arcay, sur la route de Thouars, proche d'un autre lieu-dit nommé, Saint-Laon.

Le faux-saulnier était un contrebandier qui vivait du trafic du sel, denrée taxée à l'époque par le Roi.
C'était une denrée indispensable puisque c'était la seule qui permettait la conservation des aliments.
La gabelle, cette taxe sur le sel, était recueillie par les gabelleurs, ou gabelous.

Cela ressemblerait bien à un règlement de compte entre trafiquants et percepteurs.
Toujours est-il qu'il doit y avoir plus "plaisant" comme histoire...

dimanche 6 janvier 2013

Une enquête juridico-religieuse

Vu dans le registre paroissial de la commune de Gouex (86).

Une enquête menée sur l'âge et la naissance d'un dénommé Pierre GARANT de cette commune.
4 témoins sont nécessaires pour cette enquête, et un seul est pourtant mentionné.


L'écriture en date de 1752 est tout à fait lisible.


jeudi 6 décembre 2012

Mon grand-père et l'Assistance Publique

Un sujet qui revient souvent lorsque je parle généalogie, ce sont les enfants "abandonnés".
Beaucoup de personnes sont confrontés à ce problème, et certains n'osent pas vivre l'aventure généalogique, persuadés que ces recherches seront vaines et sans intérêt.
Je suis moi-même confronté à cet épineux problème, mon grand-père paternelle faisant parti de cette grande famille du "service des enfants assistés", dans la catégorie si "joliment" appelé  "des trouvés"....




Un mot sur l'assistance publique :
Avant la Révolution française, l'abandon était tout aussi courant, et seul un Edit d'Henri II avait pour but de freiner ces abandons et meurtres d'enfants....Début du 19éme siècle, cette assistance fut "départementalisée" et des fonds furent débloqués pour venir en aide à ces enfants de la République.
Cela dit, à la lecture de certains dossiers, j'ai l'impression que ces enfants étaient baladés de famille en famille pour apporter une main d'oeuvre peu chère...






Mon grand père est né le 28 octobre 1922 à Châtellerault (86).


Son acte de naissance nous apprend peu de choses par rapport à un acte "classique".






Le 9 novembre, sa mère vient auprès de l'Assistance Publique pour l'abandonner. Plus de dix jours pour faire cette démarche, j'imagine que le choix n'a pas du être facile, et que cette démarche était réfléchie et qu'il n'y avait pas d'autres choix. La rumeur familiale dit que c'est parce que Maurice a été abandonné dans la commune de Coussay-les-Bois qu'on lui a donné ce nom de famille.
J'aime imaginer que ce choix est une sorte d'indice pour essayer de retrouver la trace de sa vraie mère, mais je suis un grand rêveur puisque le procès-verbal qui le confie à l'Assistance Publique ne nous apprend absolument rien sur l'origine de sa mère.




Il est bien précisé que la "fille mère a déclaré ne vouloir donner  aucun renseignement".


Vraiment aucun renseignement.....

Et le dossier se poursuit par les différents placements que mon grand-père a connu jusqu'à sa majorité en 1943 (majorité qu'il a eu pile poil pour partir faire son Service du Travail Obligatoire en Allemagne dont je vous parlerai dans un futur billet....).


De 1923 à 1935, il est placé chez la veuve Rousseau, et à 14 ans quand il est en âge de travailler, il sera envoyé dans les fermes, à la demande de citoyens cherchant des enfants.
Dans les dossiers, on retrouve même ce genre de demande, demande qui fait un peu froid dans le dos je trouve....


 C'est pour cela que je dis que j'ai vraiment l'impression que les enfants étaient de la main d'oeuvre à pas cher qu'on pouvait renvoyer s'il ne convenait pas.
L'adoptant devait verser un salaire à l'enfant qui travaillait, et chaque année, le contrat était renouvelé ou pas...


Mon grand-père lui même intervient sur un contrat pour signaler que le salaire demandé est trop élevé. J'imagine qu'il devait se sentir bien dans cette famille et n'avait pas envie de partir...



Dans ce contrat de placement, on retrouve aussi chaque dépense du pupille, pour ne pas qu'il y ait d'abus, et vraiment toutes les dépenses sont indiquées : 


On retrouve aussi dans ce dossier, les notes d'inspections qui avaient lieu tous les deux ans :


Une visite à domicile toutes les deux ans, où souvent le pupille est absent, j'ai du mal à imaginer la pertinence de ces contrôles, mais bon, c'était comme ça....

Avant sa majorité, mon grand-père a été suivi par un tuteur de l'Assistance Publique, et ce tuteur semble représentait l'autorité paternelle pour lui, car même quand il est en Allemagne, c'est à lui qu'il écrit, et souvent d'ailleurs.

Le dossier d'Assistance Publique ne nous apprend pas forcément l'identité des parents d'un enfant confié à ce service départemental, mais  il permet tout de même de retracer le parcours d'un aïeul jusqu'à sa majorité et de s'imprégner un peu de la vie qu'il a pu mené.
Si vous voulez plus de renseignements sur ces dossiers, n'hésitez pas à me contacter :)

dimanche 25 novembre 2012

Le curé s'est absenté...

J'ai rencontré un léger souci durant mes recherches.
Je suis parti à la recherche d'un Joseph BOURDIN.
Selon les différents actes que j'ai pu trouvé ou il était mentionné, je savais qu'il était né à la Ferrière-Airoux (86) autour de 1784. Mais impossible de mettre la main sur son acte de baptême dans le registre paroissial. Et pourtant je retrouvais bien ses parents, et ses frères et soeurs....

Mais où était donc passé le fameux Joseph BOURDIN ?

Et c'est en consultant le registre paroissial de la commune d'à côté, Magné, que je l'ai retrouvé !


Et effectivement, il est bien mentionné qu'il est originaire de la commune de la Ferrière-Airoux, mais que le curé était absent pour le baptiser !
Toujours vérifier les communes voisines, c'est la règle :)

jeudi 8 novembre 2012

Projet : Mémoire des Poilus de la Vienne


La généalogie n'est pas ma seule passion, je suis également un admirateur indéfectible des combattants de la Grande Guerre, celle de 1914 - 1918. A ce titre, il me semble que le devoir de mémoire qui entoure cette "Der des Ders" est d'une nécessité absolue.

Cette guerre mondiale et la généalogie ne sont pas en soit antinomiques. Un lien fort, naturel, les unit.
Aucune famille de France ou de Navarre, pas une seule, n'a été épargnée par cette folie meurtrière, sans distinction de classe, d'origine, de richesse ou de pauvreté. Des millions de parentèles ont été endeuillées, meurtries, tranformées par cette tuerie sans précédent dans l'Histoire.


Nos aïeux, des "gamins" pour certains, y sont partis, la victoire au coeur, la fleur au fusil, avant de déchanter et de vivre un véritable enfer.
Ce qui  me fascine dans ces cinq années de boucherie, c'est ce mélange d'humanité et de bestialité : 
Le courage et la peur, l'espoir et le désespoir, le sacrifice et la folie des hommes.
Mais aussi le rôle primordial des femmes qui changea leur rapport à cette société bien misogyne, le décalage entre la société qui continuait de fonctionner et la vie dans les tranchées, la modernité technologique au service de l'horreur, ainsi que l'arrivée de personnages dont le destin est marqué par l'issue de cette guerre et qui  marquera à jamais le destin du monde entier et de la France, notamment avec des De Gaulle, Churchill,  Hitler, et Pétain...

Le but de ce projet d'ampleur, qui se présente sous forme d'un nouveau blog,  est justement de se remémorer le souvenir de nos ancêtres de la Vienne, morts au front pour défendre la Patrie, à l'occasion du prochain centenaire de cette guerre.


Concrètement, cent ans, jour pour jour après la mort de nos concitoyens du département, je publierai un (ou plusieurs) billet(s)  avec l'acte de décès militaire des soldats concernés.
Cet ambitieux projet durera au moins jusqu'en 2019.

Je m'arrêterai sur certains combattants, certaines familles, qui ont particulièrement marqué le conflit, tout ceci afin d'honorer leurs mémoires. Le but étant de raconter le parcours de ces braves et de leurs régiments, avec pour filigrane les événements historiques de l'époque. 

Je ferai  une sorte de synthèse de ce qui est déjà trouvable en ligne, sur le site des Archives Départementales de la Vienne, mais aussi sur les sites gouvernementaux de Mémoire des Hommes, ainsi que sur l'incontournable base Léonore.


Tout sera en accès libre et gratuit, afin de rester dans le cadre légale de cette mise à disposition des données. 


Pourquoi en parler maintenant ?

Tout d'abord, j'ai commencé depuis plus d'un an un travail de recensement des poilus de la Vienne, morts au front. Je voudrais donc profiter du laps de temps avant le début du centenaire de la Grande Guerre pour récolter plus d'informations, et pourquoi pas des éléments (lettres, carnets de prisonniers, photographies anciennes, matériels divers...) provenant directement des familles.

C'est un projet, longuement cogité, qui me tient particulièrement à coeur, et pour lequel je consacre du temps, et qui à ma connaissance, reste inédit à ce jour.


Aussi je vous invite à prendre part à ce projet, à entrer en contact avec moi par mail, pour de plus amples renseignements ou pour partager avec moi vos histoires familiales (et tous types de ressources) sur le sujet.

Maréchal Foch


Et comme le disait si bien le Maréchal Foch :

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir. »

Le blog : http://poilusdelavienne.blogspot.fr/
Le mail : poitougenealogie@gmail.com

Frédéric Coussay