vendredi 26 avril 2013

X comme XXX

Ca fait toujours sourire de voir écrit en marge des registres protestants, le terme "Copulation". On peut imaginer les pires commentaires que peut écrire le pasteur dans son registre. Il n'en est rien en fait :)

Le mariage n'est pas un sacrement pour les protestants, et cette union peut donc être "consommée" bien avant cette cérémonie qui ne sert que de bénédiction.




























Ici, un acte de la paroisse protestante de Bouxwiller (67)

W comme Wild West Show


En septembre 1905, à Poitiers, a eu lieu un show international !
Le Wild West Show a été créé en 1883 par William Frederick Cody, alias Buffalo Bill, le chasseur de bisons, héros de l'Ouest américain qu'on ne présente plus.

La venue a Poitiers de ce spectacle a passionné les foules qui se sont fait un plaisir de venir voir tous ces "cow-boys, indiens, et autres curiosités légendaires venus tout droit de l'autre côté du globe.
De la publicité était même publiée dans la presse locale pour attirer le chaland.



Et forcément le succès a été au rendez vous :


 
 

Je me demande juste pourquoi des troupes impériales japonaises se sont retrouvés au milieu d'indiens et de cow-boys, mais on va dire qu'il fallait susciter la curiosité de tous.
Un show avec des "scènes émouvantes et intéressantes", ça ne se refuse pas !

jeudi 25 avril 2013

V comme Vent de Verrue

Vive le vent, vive le vent d'hiver, qui s'en va soufflant sifflant, secouer les presbytères....

Vu dans le registre de la commune de Verrue (86) pour l'année 1711. Ca a soufflé !


"Que le dixième jour du mois de décembre 1711, depuis les sept heures du matin jusque vers les dix heures se fit un vent et un orage si furieux et si véhément qu'il ne s'en est de vie d'homme [...?...] senti un pareil. Il a arraché et brisé quantité d'arbres et s'ils avaient été feuillus, il n'en auroit resté aucun.
Il a de plus découvert découvert presque tous les édifices, particulièrement les églises et autres hauts lieux. Il a fait à celle-ci et rompu la Croix du cimetière et fait quantité d'autres ravages dans ces contrées [..?..] a bas des cheminées qui ont brisé les logis en tombant, renversé en quelques endroits des clochers et ruiné entièrement la couverture  de charpente de la nef de l'église de Faye-la-Vineuse.
Ce vent commença dès le soir et dura toute la nuit à faire trembler les logis, mais sa grande impétuosité se fit sur le soleil levant, qui parut quelques temps, comme enflammé. En un mot, c'est la plus rude tempête qui se soit fait sentir depuis un siècle.
"

mardi 23 avril 2013

T comme Travail

Le 23 avril 1919, il y a précisément 94 ans était votée la loi sur la journée de travail à 8 heures, ainsi que l'instauration du jour férié pour le 1er mai.
Loi majeure qui a fait forcément débat entre le besoin de relever la France après la Grande Guerre (et donc de maintenir une production toujours plus gourmande -compétitive dirait on aujourd'hui), et la nécessité de calmer les classes ouvrières qui avaient déjà tant souffert de la guerre.

Naturellement, les journaux de l'époque regorgent d'articles sur le sujet, mais on peut voir que le Sénat n'a pas modifié un seul mot du texte de loi qui provenait de l'Assemblée Nationale. Cette loi semblait être une véritable priorité pour répondre à la demande du peuple, et faire écho à ce qui se faisait déjà dans le monde en terme de temps de travail.


Journal " L'ouest Eclair" du 24 avril 1924 (vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir)
(Source : Gallica)





















Les billets d'humour aussi vont bon train :



Les hommes étaient revenus du front, les femmes commençaient à trouver leurs places dans le monde  du travail bien souvent réservé aux hommes, et de par le fait, il fallait partager ce travail.
Notons que les semaines faisaient tout de même 6 jours travaillés, c'était donc des semaines de 48 heures......

lundi 22 avril 2013

Service du Travail Obligatoire

Le Service du Travail Obligatoire a été mis en place durant la Seconde Guerre Mondiale, lors de l'occupation de la France par l'Allemagne nazie.
Le but était de fournir à la Germanie, des hommes, travailleurs français qui devaient de participer à l'effort de guerre et remplacer les allemands qui étaient partis sur les différents fronts à travers le monde.

De juin 1942 à juillet 1944, ce sont plus d'un demi-million de français qui ont été ainsi réquisitionné pour servir l'Allemagne. Il faut tout de même noter que certains français étaient volontaires pour aller travailler outre-Rhin (à la recherche d'un emploi ou en espérant pouvoir ainsi faire libérer un proche prisonnier des stalags allemands...).

Mon grand-père Maurice ne coupa pas à la règle. Son passé d'enfant de l'assistance publique le faisait "bouger" de ferme en ferme en sa qualité d'ouvrier agricole, au gré des demandes d'hébergement des familles. La rumeur familiale dit que ça n'a pas gêné mon grand-père de partir travailler en Allemagne, pour lui, une ferme c'était une ferme et qu'elle soit française ou allemande, tant qu'il y avait à manger, ça lui importait peu, sauf que son dossier de l'assistance, et les courriers qu'il a écrit nous montrent le contraire...

Maurice est parti en juin 1943, à l'âge de 20 ans, suite a une loi passée dans l'année et qui stipule que les enfants nés de 1920 à 1922 doivent partir travailler en Allemagne, plutôt que de suivre les traditionnelles classes militaires (le pays étant occupé, il est bien normal que cette "éducation" militaire ne se fasse plus...).


Son tuteur de l'assistance publique devait représenter l'autorité paternelle qu'il n'a jamais eu, car c'est principalement à lui qu'il a écrit durant son séjour forcé en Allemagne, et les lettres sont assez émouvantes, et donnent un témoignage intéressant des conditions de vie.
 

On sent d'ailleurs au fur et à mesure que le temps passe, une certaine lassitude dans les courriers et une envie de plus en plus pressante et tout à fait légitime de rentrer au bercail.

On peut retrouver notamment dans ces échanges, les colis que mon grand-père recevait de la part de son tuteur, je me demande comment il aurait pu tenir sans les envois dudit tuteur d'ailleurs.....:



Ce tuteur lui envoie aussi des nouvelles de la région durant les évènements qui secouent la région :


Et quant aux conditions de vie sur place, au niveau de la nourriture "c'est plutôt honteux, car des cochons n'en voudraient pas", et pour que mon grand-père dise cela, lui qui était quand même d'une grande humilité et d'une grande patience, c'est que vraiment, ça devait être quelque chose....



En Allemagne, et avec sa majorité qui approche, mon grand-père semble impatient de pouvoir consulter son dossier de l'Assistance publique afin de connaitre l'identité de ses parents, malheureusement, le dossier ne lui apprendra rien :(


Mon grand-père reviendra dans le Poitou en septembre 1944, et retournera travailler dans les fermes, du côté d'Avanton, avant de retourner à Béruges ou il épousera ma grand-mère en 1949.

vendredi 19 avril 2013

Le Q de Quatrine

Comme ça m'a fait sourire, il fallait que je partage cela avec vous :)
Les prénoms sont souvent écrits de façon différentes et toujours phonétiquement !



















Mais là, je n'avais jamais vu ce prénom écrit de cette façon :)

*******************************************************************************************************

Retrouvez toutes les informations relatives au défi de "Bloguez votre généalogie de A à Z" sur la page facebook dédiée ou sur le site internet de la Gazette des ancêtres

mercredi 17 avril 2013

O comme Oraison

Vu dans le registre paroissial des Orches (86), cette prière écrite en 1674, il y a plus de 300 ans...


Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant,Créateur du ciel et de la terre et en Jésus-Christ,
son Fils unique,notre Seigneur, qui a été conçu du Saint Esprit,est né de la Vierge Marie,
lequel a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, mort et enseveli, est descendu aux enfers.
Le troisième jour est ressuscité des morts [..?..], est monté aux cieux, est assis à la droite 
de Dieu, le Père d’où Il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois au Saint Esprit,à la sainte Église catholique,à la communion des saints,
à la rémission des péchés, la résurrection des morts,à la vie éternelle.

*****************************************************************************************
Retrouvez toutes les informations relatives au défi de "Bloguez votre généalogie de A à Z" sur la page facebook dédiée ou sur le site internet de la Gazette des ancêtres 

lundi 15 avril 2013

M comme Madame de Montespan

Françoise "Athenais" de Rochechouart, dit Madame de Montespan est née le 05 octobre 1640 à Lussac-les châteaux (86). Cette originaire du Poitou a une particularité plutôt originale puisqu'elle était la maitresse, la favorite de notre bon Roi-Soleil Louis XIV.



Cette favorite eut tout de même les honneurs de faire 6 (7?) enfants légitimés à notre bon Roi, avant de tomber en disgrâce.....

Toute sa vie, son oeuvre sur Wikipédia

***********************************************************************************
Retrouvez toutes les informations relatives au défi de "Bloguez votre généalogie de A à Z" sur la page facebook dédiée ou sur le site internet de la Gazette des ancêtres 

vendredi 12 avril 2013

K comme Kurtzmann

Mamie Suzie et sa soeur - 1930


Mon épouse a une branche du côté de l'Alsace (Ranspach, Lutterbach, Einsisheim, Didenhein, Saint-Amarin). Ces familles alsaciennes ont beaucoup "fluctué" en fonction des différents évènements qui ont ébranlé la région. Si bien que nombre d'entre eux ont migré vers Mailly-le-camp dans l'Aube.

Une de ces familles dans la lignée de mon épouse se nomment les Kurtzmann (ou Kurtzemann). Une de ses aïeules, Marie-Anne, avait une particularité qui est très fréquente dans cette famille ! Elle est née jumelle !
Quand je dis que c'est une particularité familiale, c'est qu'il n'y a pas une génération dans l'ascendance de mon épouse qui ne soit "confrontée" à des naissances gémellaires (sachant que sa mère a un frère jumeau, sa grand-mère maternelle Suzanne a une sœur jumelle, etc....).


Mais le plus charmant dans le cas de Marie-Anne Kurtzmann, c'est que sa sœur jumelle a un prénom peu répandu, et à la consonance bien germanique : Walbourgue

 
Walbourgue et Marie Anne étaient filles de Martin Kurtzmann, tisseur et de Walbourgue Gully (un nom à faire rêver les enfants...).

Walbourgue doit être une variante (voir une "francisation") du prénom Walburge  et Walpurgis (bien connu pour ses nuits et son sabbat des sorcières...)


Marie-Anne Kurtzmann épousera Augustin Bobenrieth en 1852 à Saint-Amarin (68), et l'aventure dans l'Aube commencera pour leurs enfants....

**************************************************************************************
Retrouvez toutes les informations relatives au défi de "Bloguez votre généalogie de A à Z" sur la page facebook dédiée ou sur le site internet de la Gazette des ancêtres 

jeudi 11 avril 2013

J comme Jardres

Dans le cadre du challenge "Bloguez votre généalogie de A à Z", j'ai eu un manque d'inspiration flagrant pour la lettre "J"....
Alors j'ai décidé de vous parler de mon village natal, Jardres situé dans le département de la Vienne. Commune de mon enfance, ou j'ai pu remarqué que le "J" était beaucoup présent :)

Jardres  est une commune située sur la route entre Chauvigny et Poitiers, cette situation géographique privilégiée lui confère une hausse démographique continue depuis bien longtemps ! C'est dans cette commune que j'ai passé les dix premières années de ma jeunesse.

 
J'habitais au lieu dit "la Fosse Couturier", dans un lotissement typique des années 70/80, entouré de voisins qui s'appelaient "Jacky" (Un charpentier, et un autre instituteur à Lavoux !), et de copains de mon âge qui s'appelaient Romu, Jérome, Nico, Thomas, Stéphane, et j'en oublie surement.
Une belle bande d'affreux garnements qui n'avaient pas de connexion internet pour s'occuper, et qui pourtant ont bien bourlingué; un opinel, un ballon, un bout de corde, et zou, direction l'imprévu !
Au fin fond de ce lotissement, une grande mare (actuellement comblée et recouvertes de maisons, mais qui devait être à l'origine du nom du patelin),  nous allions y pêcher les grenouilles et surtout évités de tomber dedans pour pas faire jaser, objectifs rarement atteints d'ailleurs. Ensuite on passer le grillage du lotissement, on marchait quelques mètres, on évitait la clôture électrique du père Guillot, et on allait amuser les vaches avec des pétards, et quand le taureau (ou le père Guillot) était là, on courait vite ! Alors on allait jouer autour de la voie ferrée qui n'était plus en activité (enfin je crois, dans mon souvenir...), mais y'a pas mieux que le ballast de la SNCF pour planquer les p'tits soldats et utiliser son tire-chailles !
Ensuite, on allait vers le stade, devant chez monsieur le maire Gonzage Blandin de Chalain, faire des courses de vélo, des matchs de foot, grimper aux arbres, se prendre les plus grosses gamelles du monde pour épater les jouvencelles, le tout sans salir les vêtements pour éviter l'engueulade au retour à la maison...
Le mercredi, on allait faire du foot, l'entraineur s'appelait James fut un temps, et on était dans la grande pédiode de Platini, alors le foot, c'était sacré ! D'ailleurs, on avait pas trop le choix, il fallait faire du foot ! :)

La semaine, on allait en classe avec Jean-Claude Hérault, un très bon instituteur à l'ancienne qui avait la main leste mais la punition juste. La punition, je m'en souviendrai toujours, c'était de faire la vaisselle avec la cuisinière (et les autres punis), pendant que les copains allaient poursuivre les concours de foot ou de billes dans la cours (ah que j'en ai perdu des calots !). Autant dire que nous évitions souvent de se faire punir, mais que voulez-vous, parfois on sait qu'il faut pas le faire, et on y va quand même :).
C'est cet instituteur qui nous a demandé en 1988 de réaliser un arbre généalogique "simple", pour les 70 ans de commémoration de la fin de la Grande Guerre, et connaitre le "parcours" de nos aïeux durant le conflit. C'est ainsi que j'ai attrapé le virus de ces deux passions, la généalogie, et la Grande Guerre....
C'est aussi cet instituteur qui nous a fait découvrir l'informatique, une révolution à l'époque pour nous autres les p'tits gars de la campagne, avec BASIC et sa tortue ! 


Le jeudi, on allait faire de la musique dans la salle des fêtes Maurice Fombeure (personnalité de la commune), ou les radiateurs qui chauffaient toujours à fond se sont souvent amusés à faire fondre mes pauvres flûtes à bec en plastique...

Quand j'ai eu 11 ans, mon père est parti en quête d'espace pour se créer une belle basse-cour, et j'ai donc migré avec la famille du côté de Tercé, une autre bourgade à quelques kilomètres d'ici. Commune qui était en "guerre" avec Jardres, pour ceux qui connaissent la Guerre des Boutons, c'était pareil, alors autant dire que je faisais pas le malin :)


***********************************************************************************

Retrouvez toutes les informations relatives au défi de "Bloguez votre généalogie de A à Z" sur la page facebook dédiée ou sur le site internet de la Gazette des ancêtres