Mon arrière-grand-père DUBOIS Marie Joseph Abel est né le 25 septembre 1889 dans la commune de La Puye (86) d'Auguste DUBOIS et d'Estelle FAYOLLE.
Personne dans la famille n'avait vraiment d'information sur cet aïeul, et je le découvre donc au fur et à mesure de mes recherches.
Comme d'habitude, le registre matricule est une formidable source d'information.
On y apprend qu'Abel était châtain, avec un nez fort et mesurai1m79, taille que je rencontre assez rarement sur les registres matricules...
Le détail de ses services nous apprend qu'il a oeuvré au sein du 68éme Régiment d'Infanterie, qu'il a été nommé "Soldat de 2éme classe" (troufion de base diront certains) et qu'il avait la fonction de "tambour". La vie militaire étant rythmée, que ce soit au niveau des cérémonies que dans la vie de tous les jours (heure de la soupe, allumage et extinction des feux...), il fallait bien des soldats pour marquer ces temps forts. Il existe aussi bien sur, la fonction de "clairon".
Le plus intéressant dans ces états de service est que j'apprends que cet aïeul a "disparu" dès le début du conflit, le 09 septembre 1914, dans les combats très violents qui ont lieu autour de la commune de Thuisy dans la Marne (aujourd'hui appelée Val-de-Vesle).
Il réapparait comme "prisonnier" en août 1916, à Golzern Mulde, au fin fond de l'ouest de l'Allemagne.
Mais ce qui implique qu'il a bien été fait prisonnier dès septembre 1914, le recensement des prisonniers étant bien "aléatoire" dans ce chaos infernal.
Il ne sera rapatrié que le 25 janvier 1919, 3 mois après l'Armistice, 3 mois qui ont dû lui paraître bien long notamment concernant le sort qui était réservé aux prisonniers.
Ce qui fait qu'il a tout de même passé 52 mois en prison, et on imagine dans des conditions peu agréables. 52 mois, c'est précisément la durée de cette Grande Guerre sur le front européen.
Cela lui a peut être sauvé la vie, mais ça a du être tellement dur, si dur qu'il n'en a jamais parlé à son retour, à personne.
On imagine le désarroi de sa femme, mon arrière-grand-mère Marie Clémence Germaine DESHOULIERES, avec qui il s'était marié en 1913, juste avant cette boucherie meurtrière.
Abel revient donc en janvier 1919, son premier fils Marcel naîtra en 1920 à La Puye, avant que la famille ne vienne s'installer à Poitiers, rue de la Croix Blanche, et où Abel exercera comme garçon-livreur.
Ma grand-mère Paulette Susanne Jeannine DUBOIS, verra le jour en février 1924 et fêtera donc ses 90 printemps l'année prochaine !
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mercredi 20 février 2013
mardi 5 juin 2012
Putain de Guerre !
J'emprunte cette expression "choc" issue de l'oeuvre de l'excellentissime Tardi et de son magnifique travail sur la Grande Guerre pour vous présenter AMILIEN Léon Louis Roger, mort d'une blessure de guerre pour ses 20 ans, jour pour jour....
Rien d'autres à ajouter que "Putain de Guerre"
......
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Grande Guerre
jeudi 10 novembre 2011
Le Caporal Joseph Eugène Ludovic BLAIS
C'était il y a 93 ans, jour pour jour, après plus de 4 ans d'une guerre sans précédent, l'Armistice était signé mettant fin à un des plus grands drames mondiaux.
C'est donc tout naturellement que j'ai décidé de consacrer ce billet à la Grande Guerre, et à un homme en particulier, le Caporal Joseph Eugène Ludovic BLAIS. Aïeul d'une amie pour laquelle j'ai eu la chance de collecter quelques informations.
Joseph Eugène Ludovic BLAIS est né à Boismé, dans le canton de Bressuire, dans les Deux-Sèvres, le 22 août 1886.
Il y aurait encore beaucoup à dire sur la présence des troupes françaises sur le sol tunisien et nord-africain en général, mais je vous invite à consulter cet excellent site.

Et le 5 novembre 1916, il retrouvera même son grade de Caporal !
Il tombera le premier jour des opérations au moulin de Vauclerc, et sur cette photographie de l'époque, on peut voir l'intensité et la rage des combats...
Voila, en ce jour d'armistice, je me devais de rendre hommage à nos Poilus, et au Caporal Joseph Eugène Ludovic BLAIS, mort au front, laissant une veuve et deux orphelins, et qui ne vit jamais arrivé ce message tant attendu par tous :
C'est donc tout naturellement que j'ai décidé de consacrer ce billet à la Grande Guerre, et à un homme en particulier, le Caporal Joseph Eugène Ludovic BLAIS. Aïeul d'une amie pour laquelle j'ai eu la chance de collecter quelques informations.
Joseph Eugène Ludovic BLAIS est né à Boismé, dans le canton de Bressuire, dans les Deux-Sèvres, le 22 août 1886.
Il est le fils Victor Toussaint BLAIS, scieur de long, et de Marie Augustine LUMINEAU .
Il avait donc 20 ans, lorsqu'en 1906, il commence ses classes. Sa vie militaire ne lui laissera pas beaucoup de répit. Il commença son périple en Tunisie.
En 1830, la France envahit l'Algérie (conquiert diront certains...), et s'installe fortement en Afrique du Nord. La Tunisie voisine, pays ruinée, est obligée d'accepter une mise sous tutelle occidentale. Et c'est en 1878, que la France obtient la totale liberté d'envahir la Tunisie sous prétexte d'aller mater la rébellion Berbère (des tribus Kroumirs), accusée de pénétrer sur le sol français, par l'Algérie...
Le protectorat français débuta donc en Tunisie en 1881, suite à la signature du traité de Bardo, que le dirigeant tunisien dû signer sous la menace de son exécution...difficile de faire autrement...Quelques mois après, ce traité déjà injuste, était consolidé par la signature de la convention de Marsa qui donnait quasiment les pleins pouvoirs à la France sur la Tunisie. Et débute alors, une vrai mission de "civilisation" de la Tunisie, où le Français était présenté comme un être supérieur, face à un Tunisien "indigène" et complètement incapable de diriger son pays.
Et c'est dans ce climat de tension extrême que débarque le 2nde classe Joseph Eugène Ludovic BLAIS, au sein du 4éme régiment de zouaves. Il officiera en Tunisie d'octobre 1907 à mars 1908. C'est en effet en 1907, que sera créé le groupe des jeunes Tunisiens, groupe contestataire qui souhaitait des réformes !![]() |
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Ensuite, de mars 1908 à août 1909, il sera du côté du Maroc, près de Casablanca, où la guerre "froide" fait rage entre la France et l'Allemagne, dans leur folle course à la colonie...
Jaurès avait demandé d'ailleurs dès janvier 1908, le retrait des troupes françaises du Maroc...
Mais au même titre que la Tunisie, le Maroc sera placé sous protectorat français en 1912.
Mais au même titre que la Tunisie, le Maroc sera placé sous protectorat français en 1912.
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Enfin, d'août 1909 à 28 août 1910, il retournera en Tunisie, mais dans l'armée de réserve. Il passera d'ailleurs Zouave de 1ére classe, le 15 juin 1909, juste avant son passage dans l'armée de réserve.
Il y aurait encore beaucoup à dire sur la présence des troupes françaises sur le sol tunisien et nord-africain en général, mais je vous invite à consulter cet excellent site.
En 1911, Ludovic BLAIS reviendra en France, où il épousera à Chiché (79), le 3 juillet 1911, la demoiselle NOIRAUD Marie Eloïse. Ils auront deux enfants ensemble, Marcel né en 1912 et Emilienne née le 05 avril 1915, soit exactement 9 mois après la mobilisation générale !
Il sera de nouveau mobilisé, comme beaucoup, le 1er août 1914, au sein du 3éme régiment d'infanterie coloniale, puis au sein du 33éme régiment d'infanterie coloniale, fraîchement créé en août 1914.

Durant la Grande Guerre, il sera fait Caporal le 1er janvier 1915.
L'histoire veut qu'il sera dégradé au rang de 2nd classe le 15 septembre 1915 car "à une observation d'un sous officier concernant ses fonctions de Caporal, il avait répondu "je m'en fous".
On imagine aisément qu'il n'avait pas voulu envoyé la dizaine d'homme sous son commandement, exécuter un ordre imbécile...et il a donc été dégradé pour cela.
Il sera tout de même cité à l'ordre du régiment le 21 décembre 1915 pour "sa belle conduite au combat du 25 septembre" et décoré de la Croix de Guerre. Et le 5 novembre 1916, il retrouvera même son grade de Caporal !
Malheureusement pour le Caporal Blais, le Général NIVELLE prend la tête des opérations en décembre 1916, et décide en avril 1917 de lancer une énorme opération, le Chemin des Dames sur lequel les Allemands sont présents depuis septembre 1914 et qu'ils ont eu le temps de fortifier....
Ce fut un échec cuisant pour la France puisqu'on estime à 200.000 français morts en deux mois de combat, soit plus de 3.000 hommes par jour !
Cette offensive débutera le 16 avril 1917, et le pauvre Caporal BLAIS, comme bon nombre de poilus, y laissera sa vie.
Il tombera le premier jour des opérations au moulin de Vauclerc, et sur cette photographie de l'époque, on peut voir l'intensité et la rage des combats...
Nous retrouverons son nom dans le Journal de Marches et des Opérations du 3éme Régiment d'Infanterie Coloniale au milieu de dizaines d'autres noms, funeste recensement des pertes de la journée.
Malheureusement, pour plus de 80% des soldats tués ce jour là pour le 33éme Régiment d'Infanterie Coloniale, on ne sait pas ou sont enterrés les corps, ils ont surement terminés à l'ossuaire de Craonnelle où d'un cimetière militaire proche.
Suite à cet échec, Nivelle sera d'ailleurs vite remplacé par le Général Pétain en mai 1917.
On peut noter qu'en 1917, c'est la date d'entrée en guerre des Etats Unis. Nivelle écrira d'ailleurs à ce sujet, cette petite note que l'on peut retrouver dans les Journaux de Marche et des Opérations de certains régiments :
Pour conclure sur le Chemin des Dames, il faut rappeler que Pétain dû gérer une crise sans précédent dans cette guerre, puisque pour la première fois, l'armée française sera confrontée à des mutineries en masse. Mutineries que l'on peut parfaitement comprendre.
Après 3 années de guerre et d'horreur, on demandait à des hommes d'aller vers une mort certaine ! A ce titre, "les tribunaux militaires prononcèrent 3 427 condamnations dont 554 à mort"
Cela valut d'ailleurs la création de la fameuse "Chanson de Craonne", créé par des Poilus, et qui fut interdite et réhabilitée il y a peu par le président Giscard d'Estaing.
Le gouvernement avait promis un million de Francs et la démobilisation complète au soldat qui dénoncerait le créateur de cette chanson, et jamais personne ne fut dénoncée...
Voila, en ce jour d'armistice, je me devais de rendre hommage à nos Poilus, et au Caporal Joseph Eugène Ludovic BLAIS, mort au front, laissant une veuve et deux orphelins, et qui ne vit jamais arrivé ce message tant attendu par tous :
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Grande Guerre
vendredi 9 septembre 2011
Les instituteurs durant la Grande Guerre
En septembre 1914, Albert Sarrault, ministre de l'Instruction Publique, demande, via une circulaire, aux instituteurs et institutrices "de tenir note de tous les évènements auxquels ils assistent".
Ces notes devaient être consignées en double exemplaires sur un cahier. L'un resterait à l'école, et l'autre serait envoyé aux Archives départementales. Malheureusement, il reste peu de traces de ces cahiers qui sont pourtant un formidable témoignage de cette époque.
Le département de la Charente a la chance d'avoir pu conserver ces cahiers, et à même eu l'excellente idée de les mettre à disposition sur leur site Internet.
Le département de la Charente a la chance d'avoir pu conserver ces cahiers, et à même eu l'excellente idée de les mettre à disposition sur leur site Internet.
L'instituteur devait prendre ses notes en fonction d'un plan général relatif à différents domaines :
- Mobilisation
- Réquisitions
- Administration municipale
- Agriculture
- Commerce local
- Vivres
- Industrie
- Assistance publique
- Service médical et pharmaceutique
- Ordre public
- Etrangers
- Réfugiés
- Manifestations du patriotisme
- Ecole
- Ecole au service de la défense nationale
- Livre d'or
- Ecole marraine
Mon arrière arrière grand-père GAGNADOUX Célestin est originaire de Villefagnan (16), c'est donc un court passage du cahier de l'instituteur de cette commune que j'ai décidé de vous montrer.
Pour la petite histoire, cet aïeul est décédé à l'âge de 24 ans en Octobre 1892, laissant sa femme Célestine BRISSON seule avec mon arrière grand-père Amédée, né à Villefagnan en Avril 1893.
L'instituteur notait dans le chapitre du "livre d'or", tout ce qui concernait la vie des poilus originaires de la commune. D'une blessure, au décès, en passant par les décorations, tout est consigné !
Eléonor POINSET est d'ailleurs un cousin lointain, Marie POINSET étant la mère de Célestin.
On est réellement face à un témoignage poignant de l'époque, et donne une vision nouvelle de la Grande Guerre, celle de la vie d'un village qui fait tout son possible pour aider les soldats au front, comme le montre cette "oeuvre du tabac" :
Et on retrouve ainsi plusieurs journées "spéciales" où toutes les bonnes volontés pouvaient faire des dons, mais aussi transformer la laine en divers vêtements pour les soldats...Bref, un récit de l'arrière front !
Je vous invite vraiment à vous rendre sur le site des Archives départementales de la Charente pour y découvrir ces trésors !
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Commune de Villefagnan,
Famille Gagnadoux,
Grande Guerre
mardi 30 août 2011
Le Maire de Celles sur Aisne
Poursuivant mes recherches du côté de mon épouse et des origines picardes de sa famille, j'ai pu retrouvé qu'un de ses aïeul, Jean Pierre Frédéric MOREAU, était le maire de la commune de Celles-sur-Aisne de 1849 a 1862.
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| Source : Archives départementales de l'Aisne |
Jean Pierre Frédéric MOREAU est le père de MOREAU Mélanie Amandine, aïeule de mon épouse (forcément) et qui épousera MENU André Louis en 1865.
Ensemble, ils auront deux fils dont je vous ai déjà parlé. Emile et Charles Pierre Louis.
Celles-sur-Aisne est une petite commune du canton de Vailly-sur-Aisne, de l'arrondissement de Soissons. Peu habitée, ses divers recensements nous montrent qu'elle a compté, depuis 1793, entre 200 et 350 habitants.
Là ou l'histoire de la commune devient passionnante et tragique, c'est que celle-ci se trouve en plein sur le Chemin des Dames, bataille picarde de 1917, tristement célèbre entre les Alliés et l'Allemagne durant la Première Guerre Mondiale, qui aurait fait selon des estimations, 500.000 morts en deux mois (coté Alliés et Allemands).
Première grosse bataille d'ailleurs pour les troupes américaines lors de la Grande Guerre (même si des américains sont présents dès le début du conflit via un engagement comme volontaire dans les légions étrangères françaises, leur pays n'étant pas officiellement en guerre contre l'Allemagne...).
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| Source : ECPAD |
Les troupes américaines étaient en cantonnement à Celles-sur-Aisne en 1918, où l'on peut voir que cette ville, qui a subit depuis 1914 bon nombres d'assauts et de bombardements, n'est plus qu'un tas de ruines, mais qui a pu être reconstruite après guerre, contrairement à bien d'autres villages français...
Concernant le Chemin des Dames, je vous invite à visionner cette vidéo de l'ECPAD, issue du Service Cinématographique de l'Armée Française de 1917, ou l'on voit notamment le "montage" d'un dirigeable, aussi appelé "une saucisse" !
Je vous invite aussi à découvrir le site internet dédié au Chemin des Dames, du Conseil Général de l'Aisne, qui est particulièrement bien fait !
Encore, un article sur la Grande Guerre, mais il faut dire que les départements du Nord et de l'Est de la France ont une histoire particulièrement liée à ce conflit...
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Famille Menu,
Famille Moreau,
Grande Guerre
mardi 23 août 2011
Charles Pierre Louis MENU
Charles Pierre Louis MENU est né à Beaurieux (Picardie), le 28 juillet 1867.
Il est le fils d'André Louis MENU et de Mélanie Amandine MOREAU.
Son frère, Emile MENU, est l'ascendant direct de mon épouse. Je vous en avais déjà un peu parlé dans ce billet.
Son frère, Emile MENU, est l'ascendant direct de mon épouse. Je vous en avais déjà un peu parlé dans ce billet.
Ce grand oncle a été décoré de la Légion d'honneur en 1915.
Ce qui m'a permis, via la base LEONORE, de retrouver ses états de service au sein du service de santé.
(vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir)
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Ainsi, j'ai appris qu'il était marié avec Jeanne Marie Léonie LAMOIS et qu'ils avaient 3 enfants.
et qu'il mesurait 1,76m.
On peut voir qu'il a commencé comme soldat de 2nde classe en 1890 (le 11 novembre...), avant de devenir médecin auxiliaire en 1893.
Puis Médecin Aide Major de 2éme classe en 1894, puis de 1ére classe en 1899.
Puis Médecin Major de 2éme classe en 1906 !
Puis il fut rappelé à l'activité lors de la mobilisation de 1914, pour diriger l'hôpital d'Hirson, en Picardie, en première ligne, en qualité de Médecin Chef ! Autant dire qu'il a du voir des horreurs..
Sur ses états de service, on peut voir qu'il a oeuvré dans de nombreuses zones d'ailleurs.
En 1915, il est donc décoré de la Légion d'honneur et sur recommandations officielles !
En effet, c'est le Ministre, satisfait de son travail sur "les modifications à apporter à la loi de recrutement en ce qui concerne les services de santé" qui en fait la demande officielle.
Autant dire qu'à l'aube de la Grande Guerre, ces modifications ont dû apporté un plus à ces services de santé, et ainsi sauver plus de monde. Enfin, j'extrapole un peu, mais pour recevoir la satisfaction du Ministre en personne et en être décoré de la Légion d'honneur, je ne dois pas être trop loin de la vérité...
On peut retrouver le Docteur Menu, à Hirson (Picardie), qui se battait en 1910 pour des campagnes de vaccinations sur Gallica
On peut y lire "que M. le Dr Menu (Hirson) détient le record des opérations pratiquées, cette année encore, il atteint un total de 1157 opérations vaccinales....", il faut dire que les recherches du Professeur Pasteur étaient encore récentes à cette époque.
Il mourra à Hirson, le 28 Juillet 1931, à l'âge de 64 ans !
Bien sûr, il ne me reste plus qu'à trouver ladite loi en question concernant les recrutements dans les services de santé, et les modifications apportées par le Docteur MENU !
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Famille Menu,
Grande Guerre
mardi 19 juillet 2011
La famille Deshoulière dans la Grande Guerre.
Après avoir discuté Grande Guerre avec des généalogistes en herbe, je me suis demandé si ma chère famille n'avait tout de même pas payé un lourd tribut pour cette satanée Guerre de 14.
En effet, je dénombre énormément de "tués à l'ennemi" dans ma famille, et principalement du côté de ma grand-mère paternelle.
Une parfaite illustration avec la famille DESHOULIERE originaire de La Puye (86).
En effet, je dénombre énormément de "tués à l'ennemi" dans ma famille, et principalement du côté de ma grand-mère paternelle.
Une parfaite illustration avec la famille DESHOULIERE originaire de La Puye (86).
Clément DESHOULIERE a épousé en 1878 Marie Louise BROUARD.
De cette union sont nés 6 enfants :
De cette union sont nés 6 enfants :
- DESHOULIERE Alphonsine Marie (née et morte en 1879)
- DESHOULIERE Albert Alphonse (né en 1881 et mort en 1917)
- DESHOULIERE Marcellin (né en 1883)
- DESHOULIERE Prudent Louis Gédéon (né en 1887)
- DESHOULIERE Joseph Désiré (né en 1889)
- DESHOULIERE Marie Clémence Germaine, (née en 1894, mon arrière grand mère)
Il y a quelques semaines, je vous présentais mon grand-oncle Albert Alphonse, caporal, mort pour la France en 1917.
J'ai consulté les registres matricules des frères de mon arrière aïeule, et j'ai trouvé quelques informations importantes.
DESHOULIERE Marcellin
On apprend qu'il a été "réformé avec gratification renouvelable pour tuberculose pulmonaire" en 1917.
DESHOULIERE Prudent Louis Gédéon :
Pour Gédéon, on apprend qu'il a été "envoyé en congé illimité de démobilisation le 3 avril 1919" car deux de ses frères sont tombés au front (Albert Alphonse et Joseph Désiré).
Notons qu'il a été démobilisé après la fin de la guerre, et qu'il a tout de même mené la campagne complète contre l'Allemagne.
Voilà, comment sur 4 frères partis en guerre, deux seulement en sont revenus, dont un gravement malade...
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Famille Deshoulière,
Grande Guerre
dimanche 26 juin 2011
Commandeur de la Légion d'honneur - le Général Alexis Papuchon
Retour en terres poitevines....
Je vous joins ces états de service, les images sont un peu floues, je vous conseille de cliquer sur celles-ci pour les agrandir :
Je ne mets pas tout son dossier en ligne (27 pages tout de même), et notamment pour des questions de droit, mais vous pouvez le retrouver entièrement sur la base LEONORE des archives nationales.
Depuis plusieurs mois, je cherchais des informations sur Alexis PAPUCHON, né à La Puye (86) le 10 avril 1842. Nous sommes "grands cousins" car nous avons des aïeux en commun. Ses arrières grands-parents maternels, Silvain PERIVIER et Madeleine RAISON, sont en effet mes propres ascendants en lignage direct.
Dans un premier temps, je m'étais intéressé à ce cousin car il était un des premiers à avoir écrit des articlesconcernant l'arrivée des acadiens autour d'Archigny (1908 - Bulletins de la Société des Antiquaires de l'Ouest).
Pour comprendre, il faut savoir que ledit Alexis PAPUCHON est le fils de Sylvain PAPUCHON et d'Alexandrine DAIGLE, famille maternelle arrivée tout droit de l'Acadie en 1773 !
En faisant ces recherches, je me suis rendu compte qu'Alexis PAPUCHON était Général, et de fil en aiguille, qu'il était décoré de la légion d'honneur.
Son dossier n'était pas encore en ligne sur la base LEONORE mais c'est désormais chose faite !
Et que de surprise ! Non seulement, il est décoré de la légion d'honneur, mais en qualité de Commandeur !
Il faut dire que son dossier est impressionnant !
De l'école Polytechnique, aux campagnes de guerre contre les Prusses en 1870 en passant par la Gouvernance de Toul, c'est absolument incroyable.
Je vous joins ces états de service, les images sont un peu floues, je vous conseille de cliquer sur celles-ci pour les agrandir :
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Je ne mets pas tout son dossier en ligne (27 pages tout de même), et notamment pour des questions de droit, mais vous pouvez le retrouver entièrement sur la base LEONORE des archives nationales.
On peut donc voir qu'Alexis a servi 44 ans dans l'armée, à travers toute la France (colonies inclues !).
On peut aussi noter qu'il a été fait officier d'Académie et officier de l'instruction publique.
Mais aussi Chevalier de l'ordre de Saint Stanislas, un ordre russe ! Un sacré personnage !
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Famille Papuchon,
Grande Guerre
mardi 14 juin 2011
"Dobrij dien Camarades" !
En épluchant les registres de Mailly-le-camp à la recherche d'informations sur le meurtre de l'arrière grand-mère de ma tendre épouse, Augustine Bobenrieth (article à suivre bien évidemment), je me suis rendu compte que la commune, qui comptait un peu plus de 2000 habitants en 1921, accueillait une forte communauté russe.
Je me suis alors demandé pourquoi ces derniers étaient si loin de leur Russie natale, et pour cela il faut tout d'abord comprendre la vie de la commune.
Cette commune, située au nord du département de l'Aube (10), se nommait tout simplement, depuis 1504, Mailly. Suite à la construction d'un énorme camp militaire en 1902, il a donc été décidé de renomme la ville en "Mailly-le-camp" en 1905. Ce camp, d'une superficie de plus de 11.000 hectares, recevait tout de même plus de 11.000 soldats et officiers ! (Toutes les informations sur Wikipédia...)
Forcément, vu sa situation géographique, ce camp militaire était d'un grand enjeu stratégique pour la 1ére guerre mondiale, et c'est à ce moment-là que les russes font leurs apparitions.
Je me suis alors demandé pourquoi ces derniers étaient si loin de leur Russie natale, et pour cela il faut tout d'abord comprendre la vie de la commune.
Cette commune, située au nord du département de l'Aube (10), se nommait tout simplement, depuis 1504, Mailly. Suite à la construction d'un énorme camp militaire en 1902, il a donc été décidé de renomme la ville en "Mailly-le-camp" en 1905. Ce camp, d'une superficie de plus de 11.000 hectares, recevait tout de même plus de 11.000 soldats et officiers ! (Toutes les informations sur Wikipédia...)
Forcément, vu sa situation géographique, ce camp militaire était d'un grand enjeu stratégique pour la 1ére guerre mondiale, et c'est à ce moment-là que les russes font leurs apparitions.
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| source : Ministère de la Défense |
En 1916, voila maintenant deux ans que la guerre fait rage, mais cette année est particulièrement difficile.
Les russes manquent de munitions, et les français manquent d'hommes. "Un échange de bon procédé" est donc organisé. 44.000 russes, soit 4 brigades, sont envoyés en France contre des armes et des munitions. Une horreur de plus à mon sens, mais la Grande Guerre n'en est pas à une horreur près....
Et avant d'être envoyés au Front, les troupes sont débarquées à Mailly-la-Camp, où elles rencontrent alors les soldats français et l'on peut voir que les traitements des deux armées sont bien différents. Je vous recommande l'excellent article du site "Le courrier de Russie", fort intéressant, et qui décrit très bien ce que ces troupes russes ont pu vivre.
On y apprend notamment que les soldats russes étaient très courageux et "qu'ils en font preuve [de courage] notamment en avril 1917 au cours de l’offensive Nivelle, le tristement célèbre « Chemin des Dames », où les Russes attaquent les positions allemandes au nord-ouest de Reims et prennent les ruines de Courcy, perdant 70 officiers et 4 472 soldats"
![]() |
| source : Ministère de la Défense |
Une fois la guerre finie, certains russes ont donc dû décidé de rester en France. Certains avaient probablement rencontrés une femme lors de leur séjour forcé en France. Et puis la Russie avait certainement changé avec la Révolution bolchévique....
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Commune de Mailly-le-camp,
Grande Guerre
jeudi 5 mai 2011
Sapeur Mineur Boisson Paul Ludovic

Un cousin éloigné de ma chère grand mère, du doux nom de BOISSON Paul Ludovic est né le 8 Juillet 1893 à Archigny.
Il avait donc 21 ans lorsqu'il a été mobilisé en 1914.
Il est malheureusement décédée le
1er Novembre 1918, à quelques jours de la signature de l'armistice (qui n'a pas mis fin à la guerre immédiatement, mais après avoir traverser toutes ces années de guerre....)
Il était rattaché au 6éme Régiment du Génie. Les unités qui le composaient étaient elles mêmes réparties entre les différentes compagnies.
Paul Boisson était donc affecté à la 25éme division du 10éme corps d'armée.
Les compagnies du 6éme Génie, ont oeuvré dans toutes les grandes batailles de la 1ére guerre mondiale, ce qui leurs a valu d'être citées 85 fois à l'ordre du corps d'armée et de l'armée, et l'honneur de porter la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 14-18
Les Sapeurs Mineurs avaient pour mission la préparation des combats (brêches dans les barbelés, dans les mines...), création de ponts, création des tunnels pour la guerre des Mines, etc...mais aussi des missions de maintenance et logistique (créations et maintenance des tranchées, mise en place des champs de barbelés...).
J'ai pu trouver des informations sur ce passionnant livret "Historique du 6éme Génie", paru en 1920 et téléchargeable ICI. (la Compagnie 10/25 est mentionnée page 59).
Pour information, le 6éme Génie existe toujours, et se trouve à Angers, ils ont même une page Internet
En ce jour ou le dernier poilu, le britannique Claude Choules, vient de nous quitter, j'ai pensé qu'un petit hommage s'imposait :)
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Famille Boisson,
Grande Guerre
lundi 4 avril 2011
Caporal Albert Deshoulière et le 232éme Régiment d'infanterie
Albert Alphonse Deshoulière est né à La Puye (86), le 17/02/1881.
Il est le fils de Clément Deshoulières et de Marie Louise Brouard, il est donc l'oncle de ma grand mère Paulette Dubois.
Il est mobilisé en 1914 avec le 232éme Régiment d'Infanterie de Chatellerault.
Ce régiment sera cité à l'ordre de l'armée par deux fois. Et sera honoré de la fourragère verte qui félicite un régiment pour des actes de bravoure ou faits de guerre.

En 1917, début Janvier, ce grand oncle tombera près Verdun avec bon nombres de ses frères d'armes.
Il mourra à l'ambulance 12/20 à Souhesmes, près de Verdun. le 6 Janvier 1917.
Il avait alors le grade de Caporal.
Comme le montre le Journal de son unité, ce fut un véritable massacre. Ce n'était pas à proprement parlé LA bataille de Verdun qui finit en Décembre 1916, et qui fit près de 300.000 morts des deux cotés, mais ca devait être encore une zone très bombardée....
Journal de l'unité en Janvier 1917 (vous pouvez cliquer sur les images pour agrandir)




Les listes des blessés et des tués sont tellement grandes que je ne peux même pas les mettre toutes...
Malheureusement, ma famille a payé le prix fort lors de la 1ére guerre mondiale, la grande guerre, comme beaucoup de familles. J'aurai donc plein d'autres de ces poilus à vous présenter....
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Famille Deshoulière,
Grande Guerre
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