vendredi 17 janvier 2014
La Méthode Pratique d'Ecriture-Lecture de Georges DEBIAIS
La famille DEBIAIS / HEBRAS m'a gentiment fait parvenir plusieurs documents d'époque (notamment quelques documents sur la Grande Guerre). Je suis tombé en admiration devant cette Méthode Pratique d'Ecriture-Lecture par A. RENAULT.
Dans un premier temps, on peut voir que cette méthode est un "enseignement simultané de l'écriture, de la lecture, de l'orthographe et du dessin", ce qui est déjà un beau défi à mes yeux.
Cette méthode est faite pour être appliquée à des enfants du cours élémentaire, âgés de 7 à 9 ans.
Ce livret appartient au jeune Georges DEBIAIS, né le 1er novembre 1893 au lieu dit de la "Renaudière", commune d'Adriers (86).
Ce livret date donc de 1900 - 1902.
La première page nous en dit un peu plus sur ce fameux enseignement simultané :
Viennent ensuite les fameuses pages d'écriture, d'orthographe et de dessin, il faut reconnaître que j'ai été bluffé par la qualité de l'écriture par un enfant de cet âge là...
Inutile de rappeler à l'époque le stylo à bille n'est pas encore arrivé dans nos écoles, et que l'écriture se fait à la plume métallique, rendant l'apprentissage de l'écriture à mon avis plus minutieuse...
Et en fin livret, nous retrouvons les conseils aux élèves, conseils que j'invite tous mes amis de l'Education Nationale à réutiliser s'ils le souhaitent :)
J'ai vraiment été agréablement surpris de tomber sur cette méthode pratique d'écriture-lecture du jeune Georges DEBIAIS. Merci à ces descendants pour cela, en espérant que ça vous plaira autant qu'à moi :)
Et merci à Didier Dabadie ;)
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Commune d'Adriers
mardi 26 novembre 2013
Huit cents livres !
Vu dans un registre paroissial de Clairac (Lot et Garonne), cette note sur la pension du curé de ladite commune en 1790. Ce texte fait surement suite au décret de l'Assemblée Nationale du 13 février 1790 qui supprime les vœux monastiques et permet aux membres des congrégations régulières de recevoir une pension :
"Le 28 février 1790, monsieur le curé de Clairac (Monseigneur Vergner âgé de 87 ans) a fait à la municipalité de la présente ville la déclaration du revenu dont il jouit par lettre de son bénéfice et le tout pour le conformer au décret de l'Assemblée Nationale, il apporte par cette déclaration qu'il n'a d'autre revenu qu'une pension de huit cents livres....huit cents livres !
Ô bonté de ma mère ! huit cents livres.
Ô bonté de ma mère ! huit cents livres.
Le pasteur d'une des paroisses la plus peuplée et la plus étendue du diocèse qui comprend six paroisses, celle de Saint-Martin dans la ville, celle de Saint-Pierre, de Cambes, du vague Détignagues, de Dimeuil, huit cent livres !
Le doyen des curés congruistes du Royaumes ! Huit cent livres !
Celui a qui, son titre seul donne par droit divin 15 milles francs de revenus ! Huit cents livres celui qui a consacré ses vœux, ses travaux pendant plus de cinquante ans au salut de ses ouailles. Huit cents livres, le vieillard qui compte vingt et deux olimpiades.....dix sept lustres et demi, et les cinq sixième d'un siècle au service des autels, huit cents livres. Le citoyen recommandable par ses talents, sa tolérance, ses vertus.
Huit cents livres enfin !
Celui qui après avoir sacrifié la meilleure portion d'un patrimoine très considérable, a vu tous le bénéfice du Royaume quadruplé de revenu tenu [....] Inaccessible aux révolutionnaires (?) des siècles n'ont jamais été augmenté d'un sol ! O Couna (injure locale ?) !
Avide, avare, ambitieux, tu es coupable (comptable ?) au tribunal de la nation de cette criante injustice !"
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Anecdotes de recherches,
Révolution 1789
mardi 1 octobre 2013
Un changement de nom en 1793
Vu dans le registre d'état-civil (fraîchement créé) de Blois en 1793, ce changement de nom....

Effectivement, en 1793, la France est en pleine reconnaissance de la "sans-culotterie", il était surement mieux vu de s'appeler "Pierre André SansCulotte", que "Guillaume LEROY".
Par contre, en 1794, avec la chute de Robespierre et sa décollation, les "Sans-Culotte" perdent leur influence, ainsi que leur pouvoir, alors qu'est donc devenu ce Pierre André SansCulottes ? Mystère.....

"Aujourd'hui septième jour du second mois de la République française [...] devant nous Jacques Toreyant membre du conseil Général de la commune de Blois [...] est comparu Guillaume LEROY dit D'ARTOIS, vétéran national de la 5éme compagnie en garnison dans cette ville, lequel nous a déclaré qu'il est né en la paroisse de Notre Dame de Aire en Artois, département du Pas-de-Calais, qu'il a pour nom "Leroy" çi-dessus désignés, auquel il déclare (?) renoncer pour prendre celui de "Pierre André SansCulottes" lesquels noms lui ont été donnés par Pierre Dorion, cordonnier en cette commune, et Marguerite Ponteney, épouse de Pierre Recapé, sous-lieutenant de la Garde Nationale soldée de la commune Saint Gilles, district de Challans, département de Vendée......"
Effectivement, en 1793, la France est en pleine reconnaissance de la "sans-culotterie", il était surement mieux vu de s'appeler "Pierre André SansCulotte", que "Guillaume LEROY".
Par contre, en 1794, avec la chute de Robespierre et sa décollation, les "Sans-Culotte" perdent leur influence, ainsi que leur pouvoir, alors qu'est donc devenu ce Pierre André SansCulottes ? Mystère.....
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Révolution 1789
mardi 27 août 2013
Une note curieuse....
Vu dans les registres paroissiaux de la commune de Bourg-Archambault (86) en 1721, cette "note curieuse" d'André Cuisinier....
Le 14 janvier 1721, moi André Cuisinier, alors diacre, j'ai pris possession de la cure de Bourg-Archambault, par nomination de Messire Gil de Cardaillac, abbé de Saint-Savin auquel temps il se trouva une opposition de la part de messire Alexis Ribaud, sieur Dubois, qui avait pris possession de ladite même cure du Bourg-Archambault, sur nomination des révérends pères bénédictins de l'abbaye de Saint-Savin et le vingt [...] juin de la même année suis entré en paisible possession de laditte cuere après un désistement que ledit sieur Ribaud fit de tous ses droits et prétentions à la dite cure avec reconnaissance de son mauvais droit et de par devant les sieurs Dupré et Lafontaine, notaires royaux résidant à Saint-Savin.
Comme nous devons toujours penser aux âmes détenues dans les flammes du purgatoire et faire quelques prières pour diminuer leurs pensées et les faire jouir au plutôt des bonheurs qu'elles attendent instituées, alors de mon arrivée, un libera que j'ai continué à chanter tous les dimanches de l'année à quoi mon successeur ne sera nullement tenu qu'autant que sa charité voudra lui porter et pourra omettre sans aucune peine ni sans aucun des habitants puisse lui faire connaitre que c'est une chose de droit, c'est pourquoi je l'ai voulu insérer ici et le signer de mes propres mains...
Que j'aime ces témoignages de curé, et ces phrases sans ponctuation :)
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Anecdotes de recherches,
Commune de Bourg-Archambault
vendredi 9 août 2013
Les Présidents de Verrue
Verrue est une commune de la Vienne, à quelques kilomètres au sud de Loudun.
En effectuant des recherches dans les registres d'état-civil de la commune, je suis tombé sur cet acte de naissance :
Des prénoms très sympathiques de personnalités ayant grandement marquées la France au 19éme siècle.
En effectuant des recherches dans les registres d'état-civil de la commune, je suis tombé sur cet acte de naissance :
Des prénoms très sympathiques de personnalités ayant grandement marquées la France au 19éme siècle.
- Napoléon, certainement en hommage au troisième du nom qui fut le premier Président de la République à être élu au suffrage universel (à moins que ce ne soit en hommage au premier du nom...?)
- Gambetta (Léon), qui n'était pas Président de la République mais Président du conseil des Ministres (que l'on nomme aujourd'hui "Premier Ministre"). Mais pourquoi Gambetta et pas Léon ?
- Félix (Faure), qui était Président de la République en 1896, année de naissance du jeune COGNARD. Malheureusement, Félix Faure est décédé quelques années après son élection, dans des conditions que la morale m'empêche d'écrire ici :)
- Sadi (Carnot) : Président de la République juste avant Félix Faure, il a été assassiné en 1894.
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Commune de Verrue
mardi 30 juillet 2013
Les conscrits mutilés volontaires
En 1798, la loi Jourdan-Delbrel met en place le service militaire obligatoire. "L'armée se forme par enrôlement volontaire et par la voie de la conscription".
En 1804, la mise en place d'un système de tirage au sort fut institué, et chaque commune devait founir un certain quota d'hommes âgés de 18 à 30 ans. Quelques moyens légaux existaient pour échapper à la conscription, notamment les soutiens de famille, le mariage, et l'infirmité.
L'administration dût faire face à de nombreuses mutilations volontaires de jeunes gens ne souhaitant pas partir à travers l'Europe et le Monde sur les différents champs de bataille (et on peut facilement les comprendre...). Ainsi de nouvelles lois ont vu le jour pour punir durement ces mutilés volontaires.
La première est celle du 8 fructidor An 13 :
Puis la loi du 6 janvier 1807, article 4 :
En 1806, des compagnies de pionniers sont ainsi créées, quatre pour débuter, dont une se trouvait à Poitiers. Forcément, se retrouver dans ce genre de corps de pionniers promettait un dur labeur, mais la sanction se voulait exemplaire !
Si bien que dans la presse locale de la Vienne, on retrouve en janvier1808, le nom de ses conscrits mutilés volontaire (je retrouve même un lointain cousin d'Antigny) :
On peut voir que les façons de se mutiler sont multiples, même si l'amputation de la première phalange de l'index est un classique (puisqu'il empêche l'utilisation du fusil), ainsi que l'arrachement des incisives (qui empêche de déchirer les cartouches de poudre).
Les lois sur les mutilés volontaires se sont étoffées au fil su 19éme siècle, et cela jusqu'à la Grande Guerre de 14-18....
Pour les sources, merci à Gallica, et aux Archives Départementales de la Vienne pour la presse locale en ligne.
En 1804, la mise en place d'un système de tirage au sort fut institué, et chaque commune devait founir un certain quota d'hommes âgés de 18 à 30 ans. Quelques moyens légaux existaient pour échapper à la conscription, notamment les soutiens de famille, le mariage, et l'infirmité.
L'administration dût faire face à de nombreuses mutilations volontaires de jeunes gens ne souhaitant pas partir à travers l'Europe et le Monde sur les différents champs de bataille (et on peut facilement les comprendre...). Ainsi de nouvelles lois ont vu le jour pour punir durement ces mutilés volontaires.
La première est celle du 8 fructidor An 13 :
Puis la loi du 6 janvier 1807, article 4 :
En 1806, des compagnies de pionniers sont ainsi créées, quatre pour débuter, dont une se trouvait à Poitiers. Forcément, se retrouver dans ce genre de corps de pionniers promettait un dur labeur, mais la sanction se voulait exemplaire !
Si bien que dans la presse locale de la Vienne, on retrouve en janvier1808, le nom de ses conscrits mutilés volontaire (je retrouve même un lointain cousin d'Antigny) :
On peut voir que les façons de se mutiler sont multiples, même si l'amputation de la première phalange de l'index est un classique (puisqu'il empêche l'utilisation du fusil), ainsi que l'arrachement des incisives (qui empêche de déchirer les cartouches de poudre).
Les lois sur les mutilés volontaires se sont étoffées au fil su 19éme siècle, et cela jusqu'à la Grande Guerre de 14-18....
Pour les sources, merci à Gallica, et aux Archives Départementales de la Vienne pour la presse locale en ligne.
Libellés :
le Consulat et l'Empire (1799-1815)
mardi 18 juin 2013
L'hôpital civil de Poitiers
L'hôpital civil de l'époque était situé entre la rue "du jardin des plantes" et la "rue de l'Hôtel dieu" (anciennement rue de l'Hospice). L'Hôtel Dieu est d'ailleurs la dernière appellation de cet hôpital qui a du fermé ses portes en 1978 (année de mon naissance, et si j'en crois ma mère, j'étais un des derniers enfants né là-bas, entre deux cartons....)
Aujourd'hui, ce lieu est la propriété de l'Université de Poitiers, seul le jardin botanique est resté dans le giron de la municipalité, et il faut reconnaitre que se promener dans ce jardin est très agréable !
Je suis tombé sur ce "projet d'agrandissement de l'Hôpital civil de Poitiers" qui date tout de même de 1880. La qualité du dessin, et son parfait état de conservation m'a donné envie de le partager.
Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir, ou faire un clic droit "enregistrer " pour retrouver l'image sur votre ordinateur et pouvoir zoomer à votre convenance.
Libellés :
Commune de Poitiers
dimanche 16 juin 2013
La charité
Vu dans le registre paroissial de Ligniers-Langoust dans la Vienne (rien que le nom de cette ancienne commune fait rêver).
Je partage ces quelques pages, non seulement pour leurs contenus, mais aussi pour la qualité de l'écriture, car tout ceci a été rédigé en 1661, il y a plus de 350 ans....
Pour plus de renseignement sur la charité chrétienne, je vous renvoie vers la lecture du livre neuvième du "Mémorial de la vie chrétienne", chapitre premier qui s'intitule : "de la nature de la charité, de ses fruits et de son excellence".
Je partage ces quelques pages, non seulement pour leurs contenus, mais aussi pour la qualité de l'écriture, car tout ceci a été rédigé en 1661, il y a plus de 350 ans....
Pour plus de renseignement sur la charité chrétienne, je vous renvoie vers la lecture du livre neuvième du "Mémorial de la vie chrétienne", chapitre premier qui s'intitule : "de la nature de la charité, de ses fruits et de son excellence".
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Anecdotes de recherches,
Commune de Ligniers-Langoust
samedi 25 mai 2013
Formules d'actes de baptêmes, mariages et sépultures
Vu dans le registre de Notre Dame L'Ancienne de Poitiers de 1787.
Je trouvais intéressant de connaître les formules exactes de tous les actes que nous croisons dans nos recherches.
Voila donc en théorie ce qu'on devrait toujours pouvoir lire sur un acte, mais effectivement dans la pratique, ce n'est pas toujours aussi simple :)
Je trouvais intéressant de connaître les formules exactes de tous les actes que nous croisons dans nos recherches.
Voila donc en théorie ce qu'on devrait toujours pouvoir lire sur un acte, mais effectivement dans la pratique, ce n'est pas toujours aussi simple :)
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Anecdotes de recherches
jeudi 23 mai 2013
Les excès de la chaleur...
L'été 1707 en France a apparemment été marqué par une forte canicule.
Cet acte de décès semble valider cette forte chaleur à l'époque, puisque ledit sieur Dupont a "étouffé hier par les excès de la chaleur".
Il a donc été inhumé dans le cimetière de Chasseneuil-du-Poitou (86)
Le malheureux n'étant pas originaire de la paroisse, heureusement qu'il a été vu "le dimanche précédent, à vêpres et à la bénédiction", sans cela aurait il eu droit à son petit rite funéraire.....?
Cet acte de décès semble valider cette forte chaleur à l'époque, puisque ledit sieur Dupont a "étouffé hier par les excès de la chaleur".
Il a donc été inhumé dans le cimetière de Chasseneuil-du-Poitou (86)
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Le malheureux n'étant pas originaire de la paroisse, heureusement qu'il a été vu "le dimanche précédent, à vêpres et à la bénédiction", sans cela aurait il eu droit à son petit rite funéraire.....?
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