vendredi 9 septembre 2011

Les instituteurs durant la Grande Guerre

En septembre 1914, Albert Sarrault, ministre de l'Instruction Publique, demande, via une circulaire, aux instituteurs et institutrices "de tenir note de tous les évènements auxquels ils assistent".

 Ces notes devaient être consignées en double exemplaires sur un cahier. L'un resterait à l'école, et l'autre serait envoyé aux Archives départementales. Malheureusement, il reste peu de traces de ces cahiers qui sont pourtant un formidable témoignage de cette époque.
Le département de la Charente a la chance d'avoir pu conserver ces cahiers, et à même eu l'excellente idée de les mettre à disposition sur leur site Internet

L'instituteur devait prendre ses notes en fonction d'un plan général relatif à différents domaines :

  • Mobilisation
  • Réquisitions
  • Administration municipale
  • Agriculture
  • Commerce local
  • Vivres
  • Industrie
  • Assistance publique
  • Service médical et pharmaceutique
  • Ordre public
  • Etrangers
  • Réfugiés
  • Manifestations du patriotisme
  • Ecole
  • Ecole au service de la défense nationale
  • Livre d'or
  • Ecole marraine
Tout est noté, et c'est vraiment très intéressant !


Mon arrière arrière grand-père GAGNADOUX Célestin est originaire de Villefagnan (16), c'est donc un court passage du cahier de l'instituteur de cette commune que j'ai décidé de vous montrer.

Pour la petite histoire, cet aïeul est décédé à l'âge de 24 ans en Octobre 1892, laissant sa femme Célestine BRISSON seule avec mon arrière grand-père Amédée, né à Villefagnan en Avril 1893.

L'instituteur notait dans le chapitre du "livre d'or", tout ce qui concernait la vie des poilus originaires de la commune. D'une blessure, au décès, en passant par les décorations, tout est consigné !

Eléonor POINSET est d'ailleurs un cousin lointain, Marie POINSET étant la mère de Célestin.

On est réellement face à un témoignage poignant de l'époque, et donne une vision nouvelle de la Grande Guerre, celle de la vie d'un village qui fait tout son possible pour aider les soldats au front, comme le montre cette "oeuvre du tabac" :


Et on retrouve ainsi plusieurs journées "spéciales" où toutes les bonnes volontés pouvaient faire des dons, mais aussi transformer la laine en divers vêtements pour les soldats...Bref, un récit de l'arrière front !

 Je vous invite vraiment à vous rendre sur le site des Archives départementales de la Charente pour y découvrir ces trésors !

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