Françoise "Athenais" de Rochechouart, dit Madame de Montespan est née le 05 octobre 1640 à Lussac-les châteaux (86). Cette originaire du Poitou a une particularité plutôt originale puisqu'elle était la maitresse, la favorite de notre bon Roi-Soleil Louis XIV.
Cette favorite eut tout de même les honneurs de faire 6 (7?) enfants légitimés à notre bon Roi, avant de tomber en disgrâce.....
Toute sa vie, son oeuvre sur Wikipédia
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lundi 15 avril 2013
M comme Madame de Montespan
Libellés :
A à Z,
Commune de Lussac-les-châteaux
vendredi 12 avril 2013
K comme Kurtzmann
| Mamie Suzie et sa soeur - 1930 |
Mon épouse a une branche du côté de l'Alsace (Ranspach, Lutterbach, Einsisheim, Didenhein, Saint-Amarin). Ces familles alsaciennes ont beaucoup "fluctué" en fonction des différents évènements qui ont ébranlé la région. Si bien que nombre d'entre eux ont migré vers Mailly-le-camp dans l'Aube.
Une de ces familles dans la lignée de mon épouse se nomment les Kurtzmann (ou Kurtzemann). Une de ses aïeules, Marie-Anne, avait une particularité qui est très fréquente dans cette famille ! Elle est née jumelle !
Quand je dis que c'est une particularité familiale, c'est qu'il n'y a pas une génération dans l'ascendance de mon épouse qui ne soit "confrontée" à des naissances gémellaires (sachant que sa mère a un frère jumeau, sa grand-mère maternelle Suzanne a une sœur jumelle, etc....).
Mais le plus charmant dans le cas de Marie-Anne Kurtzmann, c'est que sa sœur jumelle a un prénom peu répandu, et à la consonance bien germanique : Walbourgue
Walbourgue et Marie Anne étaient filles de Martin Kurtzmann, tisseur et de Walbourgue Gully (un nom à faire rêver les enfants...).
Walbourgue doit être une variante (voir une "francisation") du prénom Walburge et Walpurgis (bien connu pour ses nuits et son sabbat des sorcières...)
Marie-Anne Kurtzmann épousera Augustin Bobenrieth en 1852 à Saint-Amarin (68), et l'aventure dans l'Aube commencera pour leurs enfants....
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jeudi 11 avril 2013
J comme Jardres
Dans le cadre du challenge "Bloguez votre généalogie de A à Z", j'ai eu un manque d'inspiration flagrant pour la lettre "J"....
Alors j'ai décidé de vous parler de mon village natal, Jardres situé dans le département de la Vienne. Commune de mon enfance, ou j'ai pu remarqué que le "J" était beaucoup présent :)
Jardres est une commune située sur la route entre Chauvigny et Poitiers, cette situation géographique privilégiée lui confère une hausse démographique continue depuis bien longtemps ! C'est dans cette commune que j'ai passé les dix premières années de ma jeunesse.
J'habitais au lieu dit "la Fosse Couturier", dans un lotissement typique des années 70/80, entouré de voisins qui s'appelaient "Jacky" (Un charpentier, et un autre instituteur à Lavoux !), et de copains de mon âge qui s'appelaient Romu, Jérome, Nico, Thomas, Stéphane, et j'en oublie surement.
Une belle bande d'affreux garnements qui n'avaient pas de connexion internet pour s'occuper, et qui pourtant ont bien bourlingué; un opinel, un ballon, un bout de corde, et zou, direction l'imprévu !
Au fin fond de ce lotissement, une grande mare (actuellement comblée et recouvertes de maisons, mais qui devait être à l'origine du nom du patelin), nous allions y pêcher les grenouilles et surtout évités de tomber dedans pour pas faire jaser, objectifs rarement atteints d'ailleurs. Ensuite on passer le grillage du lotissement, on marchait quelques mètres, on évitait la clôture électrique du père Guillot, et on allait amuser les vaches avec des pétards, et quand le taureau (ou le père Guillot) était là, on courait vite ! Alors on allait jouer autour de la voie ferrée qui n'était plus en activité (enfin je crois, dans mon souvenir...), mais y'a pas mieux que le ballast de la SNCF pour planquer les p'tits soldats et utiliser son tire-chailles !
Ensuite, on allait vers le stade, devant chez monsieur le maire Gonzage Blandin de Chalain, faire des courses de vélo, des matchs de foot, grimper aux arbres, se prendre les plus grosses gamelles du monde pour épater les jouvencelles, le tout sans salir les vêtements pour éviter l'engueulade au retour à la maison...
Le mercredi, on allait faire du foot, l'entraineur s'appelait James fut un temps, et on était dans la grande pédiode de Platini, alors le foot, c'était sacré ! D'ailleurs, on avait pas trop le choix, il fallait faire du foot ! :)
La semaine, on allait en classe avec Jean-Claude Hérault, un très bon instituteur à l'ancienne qui avait la main leste mais la punition juste. La punition, je m'en souviendrai toujours, c'était de faire la vaisselle avec la cuisinière (et les autres punis), pendant que les copains allaient poursuivre les concours de foot ou de billes dans la cours (ah que j'en ai perdu des calots !). Autant dire que nous évitions souvent de se faire punir, mais que voulez-vous, parfois on sait qu'il faut pas le faire, et on y va quand même :).
C'est cet instituteur qui nous a demandé en 1988 de réaliser un arbre généalogique "simple", pour les 70 ans de commémoration de la fin de la Grande Guerre, et connaitre le "parcours" de nos aïeux durant le conflit. C'est ainsi que j'ai attrapé le virus de ces deux passions, la généalogie, et la Grande Guerre....
C'est aussi cet instituteur qui nous a fait découvrir l'informatique, une révolution à l'époque pour nous autres les p'tits gars de la campagne, avec BASIC et sa tortue !
Le jeudi, on allait faire de la musique dans la salle des fêtes Maurice Fombeure (personnalité de la commune), ou les radiateurs qui chauffaient toujours à fond se sont souvent amusés à faire fondre mes pauvres flûtes à bec en plastique...
Quand j'ai eu 11 ans, mon père est parti en quête d'espace pour se créer une belle basse-cour, et j'ai donc migré avec la famille du côté de Tercé, une autre bourgade à quelques kilomètres d'ici. Commune qui était en "guerre" avec Jardres, pour ceux qui connaissent la Guerre des Boutons, c'était pareil, alors autant dire que je faisais pas le malin :)
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Alors j'ai décidé de vous parler de mon village natal, Jardres situé dans le département de la Vienne. Commune de mon enfance, ou j'ai pu remarqué que le "J" était beaucoup présent :)
Jardres est une commune située sur la route entre Chauvigny et Poitiers, cette situation géographique privilégiée lui confère une hausse démographique continue depuis bien longtemps ! C'est dans cette commune que j'ai passé les dix premières années de ma jeunesse.
J'habitais au lieu dit "la Fosse Couturier", dans un lotissement typique des années 70/80, entouré de voisins qui s'appelaient "Jacky" (Un charpentier, et un autre instituteur à Lavoux !), et de copains de mon âge qui s'appelaient Romu, Jérome, Nico, Thomas, Stéphane, et j'en oublie surement.
Une belle bande d'affreux garnements qui n'avaient pas de connexion internet pour s'occuper, et qui pourtant ont bien bourlingué; un opinel, un ballon, un bout de corde, et zou, direction l'imprévu !
Au fin fond de ce lotissement, une grande mare (actuellement comblée et recouvertes de maisons, mais qui devait être à l'origine du nom du patelin), nous allions y pêcher les grenouilles et surtout évités de tomber dedans pour pas faire jaser, objectifs rarement atteints d'ailleurs. Ensuite on passer le grillage du lotissement, on marchait quelques mètres, on évitait la clôture électrique du père Guillot, et on allait amuser les vaches avec des pétards, et quand le taureau (ou le père Guillot) était là, on courait vite ! Alors on allait jouer autour de la voie ferrée qui n'était plus en activité (enfin je crois, dans mon souvenir...), mais y'a pas mieux que le ballast de la SNCF pour planquer les p'tits soldats et utiliser son tire-chailles !
Ensuite, on allait vers le stade, devant chez monsieur le maire Gonzage Blandin de Chalain, faire des courses de vélo, des matchs de foot, grimper aux arbres, se prendre les plus grosses gamelles du monde pour épater les jouvencelles, le tout sans salir les vêtements pour éviter l'engueulade au retour à la maison...
Le mercredi, on allait faire du foot, l'entraineur s'appelait James fut un temps, et on était dans la grande pédiode de Platini, alors le foot, c'était sacré ! D'ailleurs, on avait pas trop le choix, il fallait faire du foot ! :)
La semaine, on allait en classe avec Jean-Claude Hérault, un très bon instituteur à l'ancienne qui avait la main leste mais la punition juste. La punition, je m'en souviendrai toujours, c'était de faire la vaisselle avec la cuisinière (et les autres punis), pendant que les copains allaient poursuivre les concours de foot ou de billes dans la cours (ah que j'en ai perdu des calots !). Autant dire que nous évitions souvent de se faire punir, mais que voulez-vous, parfois on sait qu'il faut pas le faire, et on y va quand même :). C'est cet instituteur qui nous a demandé en 1988 de réaliser un arbre généalogique "simple", pour les 70 ans de commémoration de la fin de la Grande Guerre, et connaitre le "parcours" de nos aïeux durant le conflit. C'est ainsi que j'ai attrapé le virus de ces deux passions, la généalogie, et la Grande Guerre....
C'est aussi cet instituteur qui nous a fait découvrir l'informatique, une révolution à l'époque pour nous autres les p'tits gars de la campagne, avec BASIC et sa tortue !
Le jeudi, on allait faire de la musique dans la salle des fêtes Maurice Fombeure (personnalité de la commune), ou les radiateurs qui chauffaient toujours à fond se sont souvent amusés à faire fondre mes pauvres flûtes à bec en plastique...
Quand j'ai eu 11 ans, mon père est parti en quête d'espace pour se créer une belle basse-cour, et j'ai donc migré avec la famille du côté de Tercé, une autre bourgade à quelques kilomètres d'ici. Commune qui était en "guerre" avec Jardres, pour ceux qui connaissent la Guerre des Boutons, c'était pareil, alors autant dire que je faisais pas le malin :)
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Libellés :
A à Z,
Commune de Jardres
mercredi 10 avril 2013
I comme "Indigènes"
Les recherches généalogiques nous emmènent souvent en Algérie, pays occupé/colonisé/évangélisé/exploité (rayer les mentions inutiles) par la France de 1830 à 1962.
132 ans d'une histoire commune qui a forcément impacté nos généalogies. D'ailleurs, la relation franco/algérienne est bien plus vieille que ça...
De 1830 à 1834, les colons français arrivèrent en masse sur ces terres fraîchement conquises. Il faut dire que le jeu en valait la chandelle, puisqu'ils étaient scindés en 3 parties :
- ceux qui étaient assez riches pour construire leurs maisons, reçurent dix hectares ;
- les militaires retraités reçurent six hectares ;
- les colons sans ressources reçurent quatre hectares.
Mais ça ne sera qu'en 1848 (lorsque la France proclamera sa 2éme République et sa nouvelle Constitution), que l'Algérie sera officiellement rattachée au territoire français et que 3 départements seront crées sur le sol de la nouvelle Algérie française : Oran, Alger et Constantine.
Là où le problème commence pour l'administration coloniale, c'est qu'en Algérie, il n'y a pas d'état-civil, et les "indigènes musulmans" n'ont pas de nom patronymique au sens où nous l'entendons. Les enfants disposent d'un prénom et sont les "fils ("ben") et filles ("bent") de" : Omar "Ben" Mohammed ou Fatma "Bent" Mohammed. Cette "tradition" créa un certain nombre d'homonymie, et donc de quiproquo, si bien que la mise en place d'un véritable état-civil a été décidé le 23 mars 1882.
Ainsi, "l'indigène" devait choisir un patronyme et le gouvernement lança une grande série de recensements. Cet état-civil devait surtout recueillir tous les actes de mariage à compter de l'année 1882, de manière un peu plus "cadrée" qu'ils ne l'avaient été jusqu'à maintenant par des tentatives de décrets et de lois plus anciens. C'est à cette occasion aussi que la carte d'identité fut rendue obligatoire, et surtout le choix du patronyme de la famille. Sachant que ce choix devait se faire par le chef de famille, ou par l'officier d'état civil en cas de refus (ce qui apparemment a été le théâtre de quelques blagues de mauvais gouts de certains employés...)
Forcément ce changement majeur ne fut pas accueilli de suite par les "indigènes" et même l'administration ne semblait pas prête à absorber un tel travail !
De plus, le succès ne fut pas vraiment au rendez vous, malgré plusieurs lois antérieures qui ne laissaient pas le choix aux "indigènes" sous peine de recevoir une amende. Néanmoins, la menace non plus ne semblait pas être un souci. Si bien que l'état-civil pour les colons français, habitués à ce genre de pratique, est bien tenu, mais pour des "indigènes" locaux, l'affaire se complexifie.
Toujours est-il que sur un point de vue purement généalogique, ce changement de "patronyme", l'absence d'un état-civil "complet", des noms et prénoms arabes qui sont écrit phonétiquement par un officier d'état-civil estampillé "100% français", ne facilitent pas les recherches, et tout cela sans compter sur le changement de prénom lorsqu'on se convertit à l'Islam....
Pour les registres en ligne de l'Algérie, c'est sur le site de l'ANOM, suivez le lien
Pour la loi au grand complet, la source est : "Code de l'Algérie Annoté - Législation Algérienne" de 1896
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samedi 6 avril 2013
F comme Feux-Follets
Vu dans le journal local "Annonces, affiches, nouvelles et avis divers de la province de Poitou" de février 1772, ces phénomènes qui "font la terreur des gens de la campagne" :
Je suis déjà ravi d'apprendre que le feu-follet est "glaireux comme le frai de grenouille" :)
Mais alors qu'on vu nos poitevins, feux-follets ou météores ignés ?
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Je suis déjà ravi d'apprendre que le feu-follet est "glaireux comme le frai de grenouille" :)
Mais alors qu'on vu nos poitevins, feux-follets ou météores ignés ?
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Libellés :
A à Z,
Anecdotes de recherches,
Commune de Poitiers
vendredi 5 avril 2013
E comme Evangile
Vu dans les registres d'Antogné (86), cet extrait de l'Evangile selon Saint Mathieu, chapitre 22, verset premier :

Le Seigneur ayant appris cette nouvelle se mis en colère, et ayant envoyé ses armées, perdit ses malheureux et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : Le festin des noces est prêt, mais ceux qui y étaient invités n'étaient pas dignes d'en être. Allez vous en dans les carrefours et conviez tous ceux que vous trouverez.
Ces serviteurs en furent ainsi, de sorte que toutes les places furent remplies, parce que tous, bons et mauvais entrèrent. Alors le Roy entra dans la salle pour considérer ceux qui étaient à table, et y voyant un homme qui n'avait pas la robe nuptiale, il lui dit : "Mon ami, comment avez vous entré ici, n'ayant pas la robe nuptiale. Ce pauvre misérable ne répondit rien. Pour lors le Roy dit à ses serviteurs, qu'on lui lie pieds et mains, et qu'on le jette dehors dans les ténèbres, là il y 'aura des pleurs et des grincements de dents car il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus ("multi vocati pauci vero electi")
Pour le texte en entier, suivez le lien...
Et pour tout savoir sur les pharisiens, je vous renvoie vers Wikipédia :)
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Libellés :
A à Z,
Anecdotes de recherches,
Commune d'Antogné
jeudi 4 avril 2013
D comme Demange
Ma chère et tendre épouse a des origines meusiennes (Savonnières-en-Perthois, Souilly, Julvécourt,...).
Un de ses ascendants lorrain, du coté de la famille VARINOT, a la particularité d'avoir un prénom atypique !
Il s'agit du prénom "Demange" (et même pas de guitare pour gratter un petit peu...)
L'origine de ce prénom viendrait du jour de la semaine "Dimanche". Il serait le pendant "français" du prénom Dominique, qui vient du latin Dominus (Maitre ou Seigneur), car Dimanche, est le jour du Seigneur comme tout le monde le sait !
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Un de ses ascendants lorrain, du coté de la famille VARINOT, a la particularité d'avoir un prénom atypique !
Il s'agit du prénom "Demange" (et même pas de guitare pour gratter un petit peu...)
L'origine de ce prénom viendrait du jour de la semaine "Dimanche". Il serait le pendant "français" du prénom Dominique, qui vient du latin Dominus (Maitre ou Seigneur), car Dimanche, est le jour du Seigneur comme tout le monde le sait !
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Libellés :
A à Z,
Famille Varinot
mercredi 3 avril 2013
C comme Centenaire
Ils sont assez rares dans le cadre de nos recherches généalogiques pour les mentionner quand on en trouve :)
Voila donc François THIMONNIER mort dans sa 100éme année dans la commune d'Asnières-sur-Blour (86) :
Je suis parti à la recherche de son acte de naissance pour vérifier qu'il avait bien 100 ans, et non pas, "a peu près 100 ans", et me voila dans les registres de Luchapt (86)
Effectivement, je le retrouve et je m'assure même qu'il ne s'agit pas d'une homonymie, d'un frère, d'un cousin mort en bas âge....Tout colle !
Il a bel et bien 100 ans lors de son décès, et était en route pour ses 101 ans !
J'aime imaginer ce que cet homme a connu à travers le 18éme siècle.
Il est décédé sous le règne de l'Empereur Napoléon 1er.
Il a connu la Révolution Française et l'exécution de Louis XIV en 1793, et surtout il est né sous le règne de l'arrière arrière grand-père de celui-ci, le Roi-Soleil Louis XIV !
Il a surtout connu un siècle très dur au niveau du climat et des récoltes, et c'est un miracle qu'un homme atteigne un âge aussi vénérable.
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Voila donc François THIMONNIER mort dans sa 100éme année dans la commune d'Asnières-sur-Blour (86) :
Je suis parti à la recherche de son acte de naissance pour vérifier qu'il avait bien 100 ans, et non pas, "a peu près 100 ans", et me voila dans les registres de Luchapt (86)
Effectivement, je le retrouve et je m'assure même qu'il ne s'agit pas d'une homonymie, d'un frère, d'un cousin mort en bas âge....Tout colle !
Il a bel et bien 100 ans lors de son décès, et était en route pour ses 101 ans !
J'aime imaginer ce que cet homme a connu à travers le 18éme siècle.
Il est décédé sous le règne de l'Empereur Napoléon 1er.
Il a connu la Révolution Française et l'exécution de Louis XIV en 1793, et surtout il est né sous le règne de l'arrière arrière grand-père de celui-ci, le Roi-Soleil Louis XIV !
Il a surtout connu un siècle très dur au niveau du climat et des récoltes, et c'est un miracle qu'un homme atteigne un âge aussi vénérable.
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A à Z,
Anecdotes de recherches,
Commune d'Asnières-sur-Blour
mardi 2 avril 2013
B comme Bénédiction
Les cloches d'une église servent à rassembler les fidèles et notamment à les avertir "de loin" de l'heure pour accomplir leur sacro-saint devoir. Mais leurs rôles ne s'arrêtent pas là.
Leur position, en hauteur dans le ciel, est aussi faite pour protéger le paroissien de tout ce qui peut venir du ciel et masquer leurs pêchés du regard de Dieu...On comprend alors l'importance de bénir les cloches lors de leurs installations dans une église.
Ainsi, dans le registre paroissial de Béruges, nous pouvons lire cette bénédiction pour la paroisse de Saint-Gervais et Saint-Protais :
Le dimanche 13 août 1690 a été bénie avec les cérémonies de l'église, la grosse cloche de cette paroisse de Saint-Gervais et Saint-Protais par moi curé soussigné, suivant la permission qui m'en ont accordé messieurs les Vicaires Généraux en l'absence de Monseigneur l'Evesque. A été parrain Messire Isaac Jean Jaumier, chevalier seigneur, et comte de Saingoüart de Béruges, et marraine Dame Suzanne Cotereau, épouse de messire Louis Repin, Chevalier Seigneur de Roroux du Mont, conseiller du Roy, Juge et magistrat au présidial de Poitiers, laquelle avec le seigneur parrain a nommé ladite cloche et lui a donné le nom de Susanne Radegonde. Ladite cérémonie faite sur les dix heures du matin entre la première et la grande messe au milieu de l'église en présence du peuple assemblé pour assister à la messe.
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Libellés :
A à Z,
Commune de Béruges
lundi 1 avril 2013
A comme Aliénor d'Aquitaine
Aliénor d'Aquitaine est une femme dont la vie est indissociable de l'Histoire de France, et de celle du Poitou.
Ses origines poitevines lui viennent de son père, Guillaume X "le Troubadour", comte du Poitou et duc d'Aquitaine ainsi que de sa mère, Aénor de Châtellerault.
Elle était la personne la plus indiquée pour débuter cette aventure de "Bloguez votre généalogie de A à Z".En effet, elle serait morte le 1er avril 1204 en l'abbaye de Fontevraud, il y a 809 ans aujourd'hui, à l'âge plus que vénérable de 82 ans !
Ses origines poitevines lui viennent de son père, Guillaume X "le Troubadour", comte du Poitou et duc d'Aquitaine ainsi que de sa mère, Aénor de Châtellerault.
Elle était la personne la plus indiquée pour débuter cette aventure de "Bloguez votre généalogie de A à Z".En effet, elle serait morte le 1er avril 1204 en l'abbaye de Fontevraud, il y a 809 ans aujourd'hui, à l'âge plus que vénérable de 82 ans !
Elle
a été inhumée dans l'abbaye de Fontevraud, où l'on peut encore admirer
aujourd'hui son gisant polychrome auprès de ceux de son second mari,
Henri II Plantagenêt, duc de Normandie et roi d'Angleterre, de son fils
Richard "Coeur de Lion", et de sa belle-fille, épouse de son fils Jean
"Sans Terre", Isabelle d'Angoulême.
Son
histoire est passionnante et bien trop complète pour vous la résumer un
seul article. Notons tout de même qu'elle est la seule
femme à avoir été couronnée reine de France par son mariage avec le roi
Louis VII "le jeune" en 1137 (annulé en 1152), puis reine d'Angleterre en épousant
Henri II d'Angleterre en 1154. C'est d'ailleurs à ce couple que la ville
de Poitiers doit la construction de la cathédrale Saint-Pierre à partir de 1160.
Son
influence fut très importante sur la ville de Poitiers,
capitale de son duché gigantesque, où elle tenez sa cour dans le palais
seigneurial dont elle fit reconstruire la salle principale (actuelle
salle des "pas perdus" du palais de justice). A la veille de sa mort, en
1199, elle octroie à Poitiers la première "charte des communes" ! On
considère encore aujourd'hui ce document comme fondateur de la vie
communale et économique de Poitiers.
[vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir]
![]() |
| Cette acte est un vidimus |
Cette charte dit :
"Aliénor,
par la grâce de Dieu humble reine d’Angleterre…, salut dans le
Seigneur. Sachez que nous avons concédé à perpétuité et confirmé par la
présente charte à nos chers et fidèles hommes de Poitiers et à leur
héritiers une commune jurée à Poitiers afin qu’ils puissent mieux
défendre nos droits et les leurs et de conserver plus solidement, sauf
cependant à retenir notre fidélité, nos droits, ceux de nos héritiers et
les droits de la sainte Eglise. Nous voulons donc et nous décidons
qu’ils observent inviolablement eux et leurs héritiers toutes les
coutumes et usages de leur ville, que leurs prédécesseurs et eux-mêmes,
sous la seigneurie de nos prédécesseurs et la notre, ont eus jusqu’à
présent et que, pour maintenir ces coutumes et défendre leurs droits et
les nôtres et ceux de nos héritiers, ils exercent et emploient, quand il
sera nécessaire, la force et la puissance de leur commune, sauf notre
fidélité et notre droit et celui de nos héritiers, sauf aussi le droit
de la sainte Eglise. Afin qu’eux-mêmes et leurs héritiers maintiennent
leur commune librement et paisiblement et qu’ils gardent et défendent
les libertés, usages et coutumes de leur ville, nous…avons fait sceller
ces lettres de notre sceau. Donné à Niort l’an de l’Incarnation 1199.
Témoins : Pierre Bertin, alors sénéchal du Poitou, Chalon de Rochefort,
Laune Ogier… et beaucoup d’autres."
Cette charte affranchit les habitants du Poitou des servitudes féodales, et donne à Poitiers, son premier échevin !
La signature de cette charte (qui eut lieu à Niort) est d'ailleurs
représentée, en peinture sur verre, dans la baie centrale de la salle
d'honneur de l'Hôtel de ville de Poitiers (par A. Steinheil, 1869)
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